À Lagraulet-du-Gers, cinq femmes ayant subi des violences ont participé à deux journées au contact des chevaux. Une première pour la Maison de protection des familles (MPF) de la gendarmerie du Gers, qui souhaite prolonger son accompagnement après les enquêtes judiciaires, rapporte La Dépêche.
Un programme conçu par la gendarmerie
Baptisé « Pas à pas », le programme a été conçu par l’adjudant-chef Matthias Eloire, responsable de cette unité. Les participantes se sont retrouvées au centre équestre Au Galauzoue, mis à disposition par sa propriétaire, Véronique Ellena. Les séances étaient encadrées par l’équithérapeute Isabelle Marie.
Des exercices pour renforcer la confiance
Guider un cheval sans longe, se déplacer les yeux bandés avec l’aide des autres participantes ou simplement approcher l’animal… Chaque exercice vise à travailler la confiance en soi et la gestion des émotions. Pour certaines femmes, ces deux journées ont aussi permis de rencontrer d’autres personnes ayant traversé des situations similaires.
Témoignages et perspectives
Trois participantes ont témoigné de leur parcours, marqué notamment par des violences psychologiques, physiques ou sexuelles. À l’issue des séances, plusieurs ont échangé leurs coordonnées pour garder le contact. L’expérience représente toutefois un coût. Transport, repas et encadrement compris, une session de deux jours revient à environ 2.000 euros pour cinq participantes. La gendarmerie cherche désormais des partenaires financiers pour renouveler l’opération.