La Fédération de pêche forme des bénévoles au transport réglementé des poissons
Formation de bénévoles pour le transport de poissons en Lot-et-Garonne

La Fédération de pêche étend la formation au transport des poissons aux bénévoles

Alors que l'ouverture de la pêche à la truite approche, fixée au samedi 14 mars, les opérations d'alevinage et d'empoissonnement s'intensifient considérablement dans la région. Ces activités nécessitent souvent de parcourir des distances importantes pour aller chercher les poissons dans les piscicultures. Cependant, une réglementation stricte impose l'obtention d'une compétence spécifique lorsque le trajet entre une pisciculture et le site de lâcher dépasse les 65 kilomètres.

Une initiative pour pallier les besoins croissants

La Fédération de pêche de Lot-et-Garonne dispose actuellement de trois salariés certifiés pour cette tâche délicate. Face à l'augmentation des demandes, elle a décidé d'étendre cette formation spécialisée à certains bénévoles des sociétés de pêche locales. Ghislaine Avinent, directrice de la Fédération 47, explique : « Cette formation, qui concerne le transport d'animaux vivants, est principalement destinée aux professionnels et est dispensée à nos salariés de la pisciculture de Bruch. Nous avons souhaité l'élargir à des bénévoles pour qu'ils puissent également obtenir cette autorisation de transport. »

Cette décision fait suite au constat que, bien que certaines piscicultures assurent elles-mêmes la livraison, il revient parfois aux pêcheurs locaux de se charger du convoyage des poissons.

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Une formation axée sur la surveillance sanitaire

L'objectif principal de cette formation est de garantir que les poissons arrivent dans un état optimal sur leur lieu de lâcher. Les participants apprennent à détecter les signes de mal-être, à contrôler la température et l'oxygénation de l'eau, ainsi qu'à assurer une désinfection et un nettoyage rigoureux des cuves de transport. Ghislaine Avinent précise : « Nous venons de former une vingtaine de bénévoles à la Maison de la pêche, à Bruch. Bien que la majorité des trajets soient inférieurs à 65 km, le paysage des piscicultures évolue et certaines ferment, ce qui peut nécessiter de se déplacer plus loin. »

La Fédération prévoit d'étendre cette formation à d'autres associations de pêche, dans le but de respecter scrupuleusement le cadre réglementaire national. Un vétéran des lâchers de truite s'étonne de cette formalité : « La France est le royaume de la réglementation », soupire-t-il, quelque peu surpris de devoir suivre cette formation. Cependant, la Fédération de pêche insiste sur l'importance de cette démarche : « C'est aussi assurer l'avenir de notre activité », souligne-t-elle, mettant en avant la nécessité de préserver la qualité et la santé des populations piscicoles.

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