La fin d'une aventure pour la maison d'assistantes maternelles Un bout d'vie à Grabels
Après cinq années d'activité, la maison d'assistantes maternelles (MAM) Un bout d'vie a définitivement fermé ses portes à Grabels, dans l'Hérault. Les trois fondatrices, Adeline Bouet, Aurélie et Nelly, ont dû mettre un terme à leur projet en raison de la décision du propriétaire de la villa du chemin des Plans, qui a mis fin au bail de location pour vendre le bien immobilier.
Un manque criant dans un quartier mal équipé
Cette fermeture représente une perte significative pour le quartier, particulièrement mal doté en services de garde d'enfants. La MAM offrait onze places et a accueilli environ 45 familles et une trentaine d'enfants depuis son ouverture au printemps 2016. La structure affichait toujours complet, avec une liste d'attente constante, témoignant de son succès et de son utilité.
Adeline Bouet explique la situation : "Nous étions trois à gérer, deux d'entre nous vont changer de projet professionnel, la troisième ouvrira une structure MAM sur Le Triadou. Elle aurait bien aimé rester sur Grabels mais n'a pas trouvé de local."
Des valeurs éducatives au cœur du projet
Les assistantes maternelles ont exprimé leur fierté d'avoir travaillé selon des valeurs communes : le respect, la bienveillance, l'accompagnement personnalisé de l'enfant et de sa famille, et l'ouverture sur le monde. Elles déclarent : "Nous sommes ravies et comblées en tant que professionnelles de la petite enfance d'avoir pu travailler en cohésion avec nos valeurs."
Pour marquer la fin de cette aventure, elles ont organisé une grande fête d'adieu sur le site de la source de l'Avy, réunissant enfants et familles qui ont partagé ces cinq années. Cette célébration a symbolisé la fermeture définitive d'une structure très appréciée pour la qualité de son accueil.
Les conséquences pour les familles et l'avenir
La disparition d'Un bout d'vie laisse un vide important dans l'offre d'accueil de la petite enfance à Grabels. Alors que deux fondatrices se réorientent professionnellement, la troisième poursuivra son activité sur Le Triadou, mais l'absence de local disponible à Grabels a empêché le maintien sur place. Cette situation souligne les défis rencontrés par les structures d'accueil face aux contraintes immobilières et logistiques.



