C'est un honneur de venir courir à Nîmes. La famille Agnel, héritière d'Aubanel et de Jean Lafont, sera le fer de lance des abrivado de la feria de Pentecôte 2026. Ce vendredi 22 mai, les taureaux de leur manade ouvriront les festivités sur l'avenue Jean-Jaurès.
Une famille ancrée dans la tradition
Au Mas des Hourtès, au Cailar, la clairière brille de mille couleurs. On y entend les gazouillis d'oiseaux printaniers. Jean-Elie Agnel, manadier, parcourt ses terres avec sa fille Louise, 5 ans. Déjà vêtue en gardiane aguerrie, elle aide son père à déplacer les bêtes. La famille élève environ 130 taureaux sur 150 hectares répartis entre Le Cailar, Sylvéréal et Bernis.
L'abrivado : une coutume vivante
Autrefois, l'abrivado désignait le trajet des taureaux vers les arènes, encadrés par les gardians. Aujourd'hui, c'est un spectacle festif où les biòus parcourent un itinéraire précis, gardiens en formation en V. Les jeunes du village, les attrapaïres, tentent d'attraper les taureaux et de semer la discorde.
Des taureaux pétillants pour Nîmes
Pour l'abrivado du Jean-Jaurès, Jean-Elie Agnel choisit des taureaux plus pétillants, appréciés pour leur force et leur puissance, quitte à être moins endurants. "C'est toujours un plaisir et un honneur de venir courir à Nîmes", confie-t-il.
Fierté de l'héritage
La manade Agnel, née en 2010 sur les terres de Jean Lafont, est l'une des petites dernières de la nation gardiane. Jean-Elie, 48 ans, juriste de formation, a toujours vécu auprès des taureaux. Il a commencé avec Pierre Aubanel, décédé en 2018, qui l'a beaucoup soutenu. La famille accueille aussi le public pour des soirées événementielles, locations de gîtes et salle de fêtes. Les filles Louise et Paola, 12 ans, perpétuent déjà la tradition.



