L'association des « 30-60 » de Beylongue face à un avenir incertain
Dimanche 1er mars 2026, l'Association des 30-60 ans de Beylongue a tenu son assemblée générale dans une atmosphère bien différente de celle qui régnait lors de sa création en 1992. Ce groupe atypique, composé à l'origine de trentenaires, quadragénaires et quinquagénaires de Beylongue et des communes environnantes, faisait alors souffler un vent de nouveauté dans le milieu rural landais.
Une histoire qui s'essouffle après trente-cinq ans d'existence
Fondé par Jacky Lagouillade, Beylonguais de souche, ce collectif avait pour vocation de proposer des moments festifs sans s'intégrer à l'amicale Saint-Pierre des aînés. Trente-cinq années se sont écoulées depuis cette initiative originale. Certains membres fondateurs sont toujours présents, tandis que d'autres ont quitté la commune ou nous ont quittés. De nouveaux visages ont rejoint l'association au fil du temps, mais rien n'arrête le mouvement inexorable du temps et l'évolution sociétale.
« Parmi les fidèles, certains affichent maintenant 30 + 60 ans ! » constate amèrement Gisèle Dulac-Bellier, Morcenaise qui préside l'association depuis le début du XXIe siècle. Ce dimanche 1er mars, elle a abordé frontalement la possibilité de mettre un terme aux activités si aucune relève ne se manifeste dans les mois à venir.
Un bilan d'activités traditionnel mais un effectif en déclin
Le rapport d'activités 2025 a rappelé les événements habituels qui rythment la vie de l'association :
- L'omelette pascale
- La fête du Mai
- Le pique-nique du 14 juillet
- Le repas d'automne au sanglier
- Une sortie à Samadet
- Le traditionnel buffet de Noël
Pour les déplacements extérieurs, l'association a dû faire preuve d'ingéniosité financière. La journée à la Cité du sel à Salies-de-Béarn a ainsi pu être organisée grâce au covoiturage, rassemblant une trentaine de participants.
Malgré ces activités maintenues, « l'effectif diminue inexorablement et de nouveaux adhérents ne nous rejoignent pas », déplore la présidente. Elle a multiplié les tentatives pour passer le flambeau, toutes restées vaines jusqu'à présent.
Des projets 2026 calqués sur le passé mais une ambiance morose
Le bilan financier présenté par Jean-Claude Bellier, trésorier assisté de Gilbert Brocas (vérificateur depuis les débuts de l'aventure), reste correct. Les projets pour 2026 reprennent essentiellement les activités traditionnelles avec une nouveauté : une journée à la Fête de la cerise d'Itxassou au mois de mai.
Mais l'ambiance lors de cette assemblée générale n'était pas au beau fixe. La question de la survie de l'association plane comme une épée de Damoclès. Gisèle Dulac-Bellier a remercié chaleureusement les bénévoles qui continuent à faire vivre les repas et événements, tout en soulignant l'urgence de trouver une nouvelle génération d'adhérents.
L'association des « 30-60 » de Beylongue, autrefois symbole de dynamisme rural, se trouve aujourd'hui à un carrefour décisif. La prochaine assemblée générale pourrait bien déterminer si cette aventure associative de trente-cinq ans trouvera un second souffle ou devra tirer sa révérence.



