Se faire à l’idée qu’un viaduc va permettre à la LGV Montpellier-Perpignan d’enjamber le bassin de Thau : les petits carnets du poufre sétois. Tous les lundis, il pose ses ventouses sur l’actualité locale. Ce lundi 18 mai, il a toujours du mal à se faire à l’idée qu’il y aura bientôt un viaduc sur le bassin de Thau, du côté de Poussan.
Un projet controversé
Pour ceux qui en ont après la future LGV Montpellier-Perpignan, on ne peut pas dire que le vent tourne favorablement. Cette semaine, la présidente de Région Carole Delga a encore vanté la nécessité de cette grande ligne du futur. La saturation des trains vers Narbonne, le fret, les compensations environnementales, l’intégration architecturale du viaduc à Poussan… Il n’y aurait que des bonnes raisons de tracer cette ligne à travers champs, au nord du bassin.
Les craintes des habitants
Sauf qu’ici, dans les cafés comme sur les pontons, beaucoup craignent surtout de regarder passer les trains à toute berzingue, le nez au vent et les nuisances dans les ouïes. Les habitants sont nombreux à ne pas avoir avalé l’idée qu’on va décorer le bassin de Thau avec un chemin de fer suspendu.
Des plans toujours imposants
Car les nouveaux plans, même "indicatifs", le Poufre les a regardés. On y voit toujours ces arches en béton, à trente mètres au-dessus de la terre ferme. Ceux qui vivent dans un monde idéal vont se dire que dans ce coin du bassin de Thau, on pourra bientôt profiter de l’ombre des piles, pendant que d’autres gagneront quelques minutes entre deux métropoles. Notre céphalopode, lui, a beau faire quelques efforts, il a encore du mal à voir le bon côté des choses.



