Six-Fours : le maire abandonne l'auditorium de la villa Simone
Six-Fours : l'auditorium de la villa Simone abandonné

Le nouveau maire de Six-Fours, Frédéric Boccaletti, a annoncé lors du conseil municipal du lundi 21 septembre l'abandon définitif du projet d'auditorium de 500 places qui devait être construit sur le site de la villa Simone, une bâtisse provençale du XIXe siècle acquise par la précédente municipalité en 2019. Cette décision intervient après celle de ne pas reconduire le festival de musique classique « la Vague classique », pourtant reconnu au-delà des frontières de la commune.

Un projet financé à hauteur de 28 millions d'euros par la Métropole

Le projet d'auditorium, couplé à un nouveau conservatoire de musique et de danse porté par la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), avait été formalisé par une délibération du conseil métropolitain le 12 septembre 2024. Selon l'opposition, cette délibération « prévoyait expressément l'inscription des crédits de paiement correspondant au budget de chaque exercice ». Une opération de 28 millions d'euros TTC avait été formellement adoptée par la Métropole.

Face aux questions de Sandra Kuntz, qui s'exprimait au nom de Fabiola Casagrande (toutes deux anciennes adjointes de Jean-Sébastien Vialatte), le maire a diffusé sur écran géant une vidéo prospective du projet. Il a commenté : « Vous pouvez voir que la villa Simone telle qu'on la connaît est totalement détruite, pour être remplacée par un bâtiment avec des cubes en bois dessus… Le parking à l'arrière est supprimé… Et rien que l'auditorium, c'est 8 millions d'euros ! »

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Le maire affirme un consensus pour abandonner l'auditorium

Frédéric Boccaletti a déclaré avoir échangé avec la présidente de TPM, Josée Massi, et plusieurs maires : « Nous sommes tous tombés d'accord : ce projet, et particulièrement l'auditorium, devait être abandonné. Par contre, j'ai confirmé à Mme Massi que je souhaitais que le conservatoire soit construit, à la place de l'auditorium, car nos jeunes ont besoin de plus d'espace. »

Le maire a également précisé : « On ne touchera pas à la villa Simone […] La Ville engagera des travaux dans les années à venir pour la réhabiliter, pour qu'elle devienne une maison de la Provence où pourront venir des associations […] Et comptez sur moi pour que les fonds (initialement prévus) soient réorientés pour d'autres projets dans l'intérêt des Six-Fournais. »

L'ancien maire conteste la vision du projet

Après le conseil, plusieurs élus de l'ancienne majorité ont fait part de leur surprise quant à la disparition annoncée de la bastide. Contacté le lendemain, l'ancien maire Jean-Sébastien Vialatte a affirmé : « L'architecte qui avait été retenu prévoyait de conserver l'entièreté des façades de la villa Simone, mais l'intérieur aurait évidemment été reconfiguré, car difficilement utilisable en l'état avec ses nombreuses petites pièces et tous ses escaliers… » Il a ajouté : « La Métropole était prête à financer ce beau projet, mais M. Boccaletti a décidé de tirer un trait dessus. »

Une subvention de 30 000 euros pour trois concerts

Lors de ce même conseil, une délibération a annoncé que la ville confierait l'organisation de trois concerts à l'association Sacrée Musique pour la fin de l'année : des polyphonies corses le 6 novembre, du gospel le 4 décembre et un chœur d'enfants le 12 décembre en ouverture du marché de Noël. Une subvention municipale de 30 000 euros sera versée à l'association.

Sandra Kuntz a soulevé plusieurs interrogations : « Aucun des trois ensembles retenus n'est originaire de notre territoire, alors même que votre programme annonçait la promotion des jeunes artistes locaux. Deux concerts seront payants, jusqu'à 35 euros en catégorie Carré or, pour 750 entrées attendues. À titre de comparaison, La Vague classique proposait majoritairement des tarifs de 10 à 30 euros, certains rendez-vous étant gratuits, avec un tarif maximal de 50 euros. Les recettes des Musicales, estimées à 10 000 euros, resteront à l'association sans réduire la subvention communale, à la différence des recettes de la Vague classique. Les Six-Fournais financeront donc cette programmation deux fois : par la subvention, puis par leur billet. »

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Le maire a répondu que l'enveloppe couvrirait tous les frais organisationnels sans recours aux services de la Ville, et a ajouté : « Avec moi, il n'y aura pas de chambre à 790 euros la nuit en plus, ça c'est clair, car quand M. Capuçon (tête d'affiche de la Vague classique) vient à Six-Fours, c'est trois nuits d'hôtel à ce prix-là. » Il a également promis de produire prochainement la note « véritable » de la Vague classique : « Et je peux déjà vous garantir qu'on est très loin des 365 000 euros annoncés. »