Le classement mondial de la qualité de vie 2026 révèle la domination européenne
Akshay Rathi, à la tête d'une équipe de vingt analystes spécialisés et de plusieurs centaines de sondeurs locaux répartis dans le monde entier, supervise chaque année le prestigieux classement mondial de la qualité de vie pour le compte de The Economist Intelligence Unit. Cette étude exhaustive examine méticuleusement 173 métropoles internationales à travers cinq critères fondamentaux, déclinés en dizaines de sujets concrets du quotidien des habitants : la stabilité politique et sociale, la qualité du système éducatif, le développement des infrastructures, l'accès aux soins de santé et la richesse de l'offre culturelle.
Les extrêmes du classement : de la lumière à l'ombre
Tout en bas du classement mondial, les villes de Damas en Syrie et Tripoli en Libye stagnent malheureusement aux deux dernières places, reflétant les difficultés persistantes dans ces régions en proie aux conflits. À l'opposé, le sommet du palmarès semble être réservé de manière quasi exclusive aux villes d'Europe occidentale, avec quatre métropoles européennes occupant le top 5 du classement de l'année précédente : Copenhague au Danemark, Vienne en Autriche, Zurich en Suisse et Genève, également en Suisse.
L'analyse exclusive des villes françaises à l'approche des municipales
À l'approche des élections municipales en France, prévues les 15 et 22 mars prochains, Akshay Rathi développe en exclusivité pour L'Express les critères de sélection et explique en détail la place occupée par les deux villes françaises présentes dans ce classement international, Paris et Lyon. Cette analyse intervient à un moment crucial pour la réflexion sur les politiques urbaines en France.
L'Europe occidentale, incontestable leader mondial
L'Express : Parmi les cinq premières villes de votre classement de la qualité de vie, quatre se trouvent en Europe occidentale. L'Europe est-elle véritablement le meilleur endroit pour vivre sur terre en 2026 ?
Akshay Rathi : Aucun doute possible là-dessus : en termes de qualité de vie globale, on ne fait actuellement pas mieux que les grandes villes d'Europe occidentale. Et la différence avec les autres régions du monde est significative ! Leur principal défi consiste désormais à maintenir ce niveau exceptionnel de services publics et d'infrastructures de qualité : leur nombre d'habitants ne cesse de croître régulièrement, leurs organismes publics se retrouvent sous pression financière et administrative croissante, et leurs ressources budgétaires ont tendance à diminuer progressivement, ce qui fait légèrement décliner la qualité de vie dans ces grandes métropoles européennes. Mais il faut reconnaître qu'en termes d'infrastructures municipales et de cadre de vie, l'Europe occidentale reste vraiment au plus haut niveau mondial.
L'expert souligne également que cette domination européenne s'explique par une combinaison unique de facteurs historiques, économiques et sociaux qui ont permis le développement de services publics robustes et d'environnements urbains particulièrement agréables. Cependant, il met en garde contre les défis démographiques et financiers qui pourraient, à moyen terme, remettre en cause cette position privilégiée si des politiques adaptées ne sont pas mises en œuvre rapidement.



