Pierre-Yves Bournazel propose de financer 80.000 parkings gratuits par la vente du Parc des Princes
Parkings gratuits à Paris financés par la vente du Parc des Princes

Une proposition audacieuse pour le stationnement parisien

Quel lien peut-il exister entre le Paris Saint-Germain et le stationnement à Paris ? À première vue, aucun. Pourtant, une idée a germé dans l'esprit de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons-Renaissance pour les élections municipales de 2026 à Paris.

80.000 places de parking gratuites pour les Parisiens

Ce jeudi, lors de la présentation de son programme à la presse, le candidat centriste et conseiller du 18e arrondissement a dévoilé une mesure phare de ses ambitions pour la mairie de Paris : racheter 80.000 places de parking souterraines dans la capitale pour les rendre gratuites pour les Parisiens et ceux qui travaillent à Paris.

Qui circule en voiture à Paris aujourd'hui sait à quel point il est difficile de trouver une place de stationnement, malgré les 280.000 places disponibles en surface. Si on compte plus de 500.000 places en souterrains, une grande majorité sont des parkings d'habitations, les autres étant ceux des grands magasins, gares, hôpitaux, musées ou équipements publics.

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Selon Pierre-Yves Bournazel, ces 80.000 places, réparties sur plus de 200 parkings, sont sous-utilisées. Pour optimiser ces espaces, il propose de les racheter et de les offrir gratuitement. Ces parkings seraient rendus sûrs et propres, avec des éclairages adéquats et de la vidéoprotection, ajoute-t-il.

Financer par la vente du Parc des Princes

Une proposition séduisante pour les automobilistes, mais qui représenterait un coût d'un milliard d'euros selon le candidat. Il suggère de la financer par la vente du Parc des Princes au club du Paris Saint-Germain, incluant l'emprise foncière, c'est-à-dire la surface non bâtie rattachée au stade.

Cette idée pourrait plaire aux propriétaires qataris du club, champions de France et d'Europe, et à son président Nasser al-Khelaïfi. Ils tentent depuis des années d'acquérir l'écrin de leurs exploits pour rénover le stade et créer un espace commercial autour. Cependant, ils se heurtent aux réticences de l'actuelle maire, Anne Hidalgo, qui justifie son refus par la sauvegarde du patrimoine parisien, dont fait partie le stade.

Problème majeur : si le prix demandé n'est pas loin de certaines estimations, l'offre des Qataris, qui ont déjà investi plus de 85 millions d'euros dans le stade, tourne davantage autour des 40 millions d'euros. On est donc très loin du compte.

Conséquences pour le stationnement en surface

Ce projet aurait également une contrepartie pour les automobilistes de la capitale, puisqu'il impliquerait la suppression de 70.000 places de stationnement en surface, soit un tiers de l'espace. Cet espace serait rendu aux Parisiens, à l'exception de 10.000 places de livraison supplémentaires qui seraient créées.

Les élections municipales de 2026 à Paris, prévues les 15 et 22 mars, seront l'occasion de voir si cette proposition innovante trouve un écho auprès des électeurs.

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