Nîmes Université inaugure la réhabilitation du site Hoche avec sa chapelle transformée en salle de prestige
Nîmes Université finalise la réhabilitation du site Hoche

La renaissance du site Hoche : un projet universitaire d'envergure à Nîmes

Ce mardi 20 janvier 2026, Benoit Roig, président de Nîmes Université, a officiellement inauguré la seconde et dernière tranche du site Hoche, marquant l'aboutissement d'un projet de réhabilitation monumental. Cette réalisation permettra d'accueillir, dès septembre prochain, plus de 1 500 étudiants en sciences dans des installations modernisées et repensées.

Une chapelle transformée en joyau universitaire

"Cette chapelle, c'est un peu la cerise sur le gâteau", s'est enthousiasmé Benoît Roig lors de l'inauguration dans ce lieu fraîchement rénové. L'ancienne chapelle, désormais équipée d'un imposant dôme de près de 30 tonnes réalisé par les Compagnons du Devoir, se mue en salle de prestige destinée aux soutenances de thèse, conférences et expositions.

Jean-Luc Lauriol, architecte du cabinet montpelliérain Traverses, a détaillé les travaux : "On a réhabilité les pans de mur pour accueillir une exposition retraçant l'évolution du chantier. L'acoustique a été retravaillée pour minimiser la réverbération, et la porte d'entrée en bois a été remplacée par une structure moderne permettant une meilleure ventilation, répondant ainsi aux normes HQE (haute qualité environnementale)."

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Un investissement collectif de 54 millions d'euros

Ce projet ambitieux représente un budget total de 54 millions d'euros, financé grâce à trois contrats de plan État-Région (CPER) impliquant l'État, la Région Occitanie, le Département du Gard, Nîmes Métropole, la Ville de Nîmes et Nîmes Université. La réhabilitation s'est déroulée en plusieurs phases depuis le lancement du projet il y a près de deux décennies.

De l'hôpital historique au campus universitaire moderne

Le site Hoche possède une riche histoire : construit entre 1863 et 1874 sous le nom d'"Hospice de l'Humanité", il devient l'hôpital Gaston Doumergue en 1924 après que le Gardois, alors président de la République, en ait posé la première pierre. Le premier patient y fut accueilli en 1934, mais les destructions partielles durant la guerre puis les inondations de 1988 révélèrent les fragilités de l'édifice.

En 2003, sous l'impulsion du maire Jean-Paul Fournier, la Ville rachète le terrain et décide de le transformer en université. La phase 1 de restauration de la tranche 1 du site Hoche débute en 2007 pour s'achever en 2013. La seconde tranche, incluant une construction neuve (Hoche 3), est lancée en 2015 avec des travaux de 2021 à 2023. Enfin, la réhabilitation de Hoche 2 (chapelle et seconde aile) s'est déroulée de 2023 à janvier 2026.

Des espaces entièrement repensés pour les étudiants

La cour centrale a été totalement réimaginée, comme l'explique Lauriane Hortala, cheffe de projet : "On a dû creuser pour enlever la cuve de rétention qui se trouvait au centre." Cet espace désormais végétalisé et convivial contraste avec les escaliers entièrement repensés qui, initialement situés à l'intérieur, représentent désormais "le thème architectural de cet endroit" selon Jean-Luc Lauriol.

L'aile rénovée comprend désormais 12 salles de travaux pratiques (890 m²) et 10 salles de cours (650 m²) réparties sur plusieurs étages. Un travail "technique" selon l'architecte et la cheffe de projet, qui permettra d'accueillir près de 1 500 étudiants en sciences dès la rentrée 2026.

Un rayonnement universitaire renforcé

Benoit Roig n'a pas caché sa satisfaction face à l'achèvement de ce projet : "Dans les années 80, l'enseignement supérieur à Nîmes se cantonnait à des antennes d'écoles de villes voisines. Notre université s'est construite étape par étape, avec parfois peu de moyens. Aujourd'hui, notre nombre d'étudiants a doublé, passant de 3 700 en 2013 à plus de 6 000 en 2026."

Lors de la cérémonie, les représentants des institutions partenaires ont salué ce "choix politique fort" qui renforce la place de Nîmes comme ville universitaire. Benoit Roig a particulièrement remercié l'engagement du maire Jean-Paul Fournier : "Ce projet vous doit beaucoup et je pense que je peux le dire, il valait le coup."

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En clôturant l'événement, le président de Nîmes Université a réaffirmé le rayonnement de l'institution, "qui s'inscrira dans une année de continuité et d'élan", tout en mettant en avant la diversité des étudiants comme "véritable force pour l'université". Il a également lancé un message aux entrepreneurs et institutions présentes : "Il n'est pas nécessaire de passer le Vidourle pour trouver des talents." Le message est désormais clair : Nîmes Université affirme sa place dans le paysage de l'enseignement supérieur français.