Nîmes : deux recours contre le parking silo de la rue Hôtel-Dieu, les riverains mobilisés
Nîmes : deux recours contre le parking silo de la rue Hôtel-Dieu

Nîmes : deux recours juridiques contre le projet de parking silo de la rue Hôtel-Dieu

Le comité de quartier de la Placette à Nîmes, accompagné du syndic d'un immeuble voisin et de deux requérants individuels, a lancé une double offensive juridique pour obtenir l'annulation du permis de construire du parking silo prévu au 7 rue Hôtel-Dieu. Ce projet, nommé Allégorie, prévoit la construction d'un parking en silo de 330 places, suscitant une vive opposition locale.

Une bataille juridique sur deux fronts

Bernard Simon, président du comité de quartier, a confirmé que son avocat, Maître Philippe Audouin, a déposé un recours contentieux le 28 mars 2026. Parallèlement, un recours gracieux a été adressé à la mairie de Nîmes le 30 mars. Ces actions visent à contester la légalité de l'arrêté de permis de construire, qualifié d'illégal en raison de vices de procédure, d'erreurs de droit et d'une appréciation manifestement erronée.

Les griefs des riverains contre le projet

Depuis l'annonce surprise en novembre par Franck Proust, premier adjoint, de la construction de ce parking par la Snc Porte-de-France, les habitants multiplient les critiques :

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  • Engorgement programmé : ils redoutent l'arrivée de 1 200 voitures supplémentaires quotidiennement dans le quartier.
  • Risques sécuritaires : la proximité de l'école de la Placette, du temple de l'Oratoire et de terrains de jeux est jugée dangereuse.
  • Pollution prévisible : l'augmentation du trafic pourrait aggraver la qualité de l'air.
  • Difficultés de stationnement : l'afflux de véhicules extérieurs rendrait le stationnement en surface plus compliqué.

Les riverains s'interrogent également sur l'absence de concertation publique, le manque d'étude d'impact environnemental et la rapidité de l'instruction du permis, obtenu en seulement trois mois.

Une collecte de fonds pour soutenir l'action en justice

Le comité de quartier a déjà réglé les frais initiaux pour lancer les recours, mais il poursuit une collecte de dons pour couvrir les coûts d'avocats. À ce jour, 970 euros sur un objectif de 3 000 euros ont été recueillis, via le site comite-placette.com. Cette mobilisation financière reflète la détermination des habitants à aller au bout de leur combat contre ce projet controversé.

Cette affaire illustre les tensions croissantes entre les projets d'urbanisme et les préoccupations des citoyens en matière de qualité de vie et d'environnement, dans un contexte où la transparence et la participation publique sont de plus en plus exigées.

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