Municipales 2026 à Saint-Jean-de-Védas : un débat animé sur les projets et leurs financements
À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé une série de débats qui s'est conclue ce vendredi 6 mars à Saint-Jean-de-Védas, dans l'Hérault. Un public nombreux et attentif a suivi les échanges entre les sept candidats, centrés sur des thématiques cruciales telles que la sécurité, le contournement ouest de Montpellier, l'urbanisme, le budget et les finances. La question centrale qui a émergé tout au long de la soirée était : des projets ambitieux, mais avec quels moyens pour les financer ?
Des promesses variées et des chiffres divergents
Les candidats ont dévoilé leurs idées, allant de la création de parkings et d'un cinéma à des concepts comme des "Ramblas védasiens" ou un "Central Park inversé". Cependant, la discussion sur les finances n'a pas pleinement répondu à l'interrogation initiale, mais a permis à chacun de révéler les montants qu'ils prévoient d'allouer à l'investissement sur la durée du mandat.
Michel Masson a évoqué la nécessité de trouver "quatorze millions d'euros pour les travaux à mener", sans recourir à l'emprunt et sans fournir plus de détails, tout en affirmant qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts.
Emmanuelle Mysona a présenté un "projet d'investissements de 30 millions d'euros", complété par "douze millions sur les mobilités financés par les transferts de charge", et s'est engagée à ne pas augmenter les impôts fonciers.
Richard Plantin a chiffré ses ambitions à "32 millions d'euros sur la durée du mandat pour financer nos projets", également sans augmentation d'impôt.
Christophe Van Leynseele, représentant de la majorité sortante, s'est montré confiant, soulignant que "nous avons des finances saines, nous avons réduit notre dette et augmenté notre épargne", bien qu'il ait évité de donner des chiffres précis.
Critiques et propositions alternatives
Florian Depret a rétorqué en affirmant que "on a perdu lors de ce mandat l'occasion d'investir dix millions d'euros", et a annoncé un "budget d'investissements de trente millions d'euros sur la mandature".
Philippe Hippert a critiqué la gestion du dernier mandat, déclarant : "On a thésaurisé. Le but n'est pas d'avoir de l'argent en réserve. Notre budget est évalué à dix millions d'euros. Nous aurons ainsi les capacités de réaliser notre projet sur la mandature".
Patrick Hivin a annoncé "27 millions d'euros sur un plan pluriannuel d'investissements", en insistant sur le fait que son projet phare est l'ensemble de son programme, plutôt qu'une initiative isolée.
Un contexte financier tendu
Il est important de rappeler que lors du mandat écoulé, seulement 56 % des montants prévus pour les investissements ont été effectivement utilisés par la majorité sortante. Ce contexte ajoute une couche de complexité aux promesses des candidats, soulevant des doutes sur la faisabilité de leurs projets dans un environnement budgétaire contraint.
Ce débat a ainsi mis en lumière non seulement les ambitions des candidats pour Saint-Jean-de-Védas, mais aussi les défis financiers auxquels ils devront faire face pour concrétiser leurs visions. Les électeurs devront peser ces éléments lors du scrutin de mars 2026.



