Mont-de-Marsan : les candidats à la mairie dévoilent leurs projets pour relancer le bâtiment emblématique
Candidats à Mont-de-Marsan : leurs plans pour le bâtiment en friche

Mont-de-Marsan : les candidats à la mairie s'expriment sur l'avenir d'un bâtiment emblématique en centre-ville

Le projet de réhabilitation d'un bâtiment emblématique du centre-ville de Mont-de-Marsan, prévu pour accueillir un hôtel trois étoiles, des commerces et des bureaux, est à l'arrêt depuis 2023. À l'approche des élections municipales de mars 2026, le journal Sud Ouest a interrogé les principaux candidats au poste de maire sur leurs intentions pour relancer ce dossier crucial pour la revitalisation urbaine. Les réponses, collectées les 15 et 22 mars 2026, révèlent des approches variées, allant de la poursuite du projet initial à des réorientations ambitieuses.

Charles Dayot (Horizons) : poursuivre le projet avec fermeté

Le maire sortant et candidat Horizons, Charles Dayot, défend la continuité du projet initial. « L'objectif demeure l'implantation d'un hôtel et de commerces en rez-de-chaussée, éléments essentiels à la revitalisation du centre-ville », affirme-t-il. Il souligne que l'investisseur reste motivé et que le projet permettra l'aménagement de l'espace public, actuellement bloqué par l'incertitude du chantier. Dayot n'exclut pas des actions en justice contre les responsables des retards, estimant que les Montois subissent un préjudice significatif.

Geneviève Darrieussecq (Modem) : privilégier le dialogue et la révision

La candidate Modem, Geneviève Darrieussecq, propose une approche plus collaborative. « Très rapidement, je mettrai autour de la table tout le monde pour voir quelle est la façon la plus adaptée d'avancer », explique-t-elle. Elle critique les méthodes conflictuelles et insiste sur la nécessité de revoir les promoteurs dans un climat de confiance. Concernant le financement, elle évoque la possibilité d'une participation symbolique de la Ville, arguant que celle-ci n'a pas les moyens de porter seule un tel projet.

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Frédéric Dutin (socialiste) : élargir la vision avec logements et formation

Le candidat socialiste, Frédéric Dutin, critique le manque de concertation initial et propose une réorientation substantielle du projet. « J'y veux non pas un lieu de passage, mais de partage », déclare-t-il. Son plan inclut des commerces en rez-de-chaussée, du logement social et de standing, ainsi que le recentrage du Campus connecté pour attirer les étudiants en centre-ville. Il envisage également d'en faire un lieu de formation professionnelle pour adultes. Pour financer cela, Dutin suggère un tour de table avec les promoteurs actuels et l'utilisation d'une société d'économie mixte, afin de ne pas affaiblir les finances publiques.

Nicolas Lerègle (RN) : miser sur le standing et l'attractivité économique

Le candidat RN, Nicolas Lerègle, soutient l'idée d'un hôtel mais estime que trois étoiles pourraient être insuffisants. « Quand on veut revitaliser un centre-ville, il faut vraiment que l'hôtel soit un pôle d'attraction avec un standing assumé », argue-t-il. Il met en avant le potentiel de commerces qualitatifs, tout en soulignant la question cruciale de la clientèle. Lerègle note que Mont-de-Marsan dispose d'une population aisée, notamment des fonctionnaires, qui pourrait dépenser localement plutôt qu'à Dax, Biarritz ou Bordeaux, offrant ainsi une base économique solide pour le projet.

Enjeux et perspectives pour Mont-de-Marsan

Les propositions des candidats reflètent des priorités distinctes :

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  • Continuité vs. innovation : Dayot et Lerègle penchent pour maintenir ou renforcer le projet hôtelier, tandis que Dutin propose une diversification vers le logement et la formation.
  • Approche collaborative : Darrieussecq et Dutin insistent sur le dialogue et la concertation, contrastant avec la fermeté affichée par Dayot.
  • Financement : Tous reconnaissent les contraintes budgétaires, avec des solutions allant de la participation symbolique à des mécanismes comme les sociétés d'économie mixte.

Ce débat illustre les défis de la revitalisation urbaine dans les villes moyennes comme Mont-de-Marsan, où les projets immobiliers doivent concilier attractivité économique, besoins sociaux et viabilité financière. Les électeurs devront trancher en mars 2026, déterminant ainsi l'avenir de ce bâtiment emblématique et, plus largement, la dynamique du centre-ville.