Municipales 2026 à Alès : la culture, priorité budgétaire ou projet mégalo ?
Alès : la culture, priorité ou projet mégalo pour 2026 ?

Débats des municipales 2026 à Alès : la culture au cœur des discussions budgétaires

À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé une série de débats dans le Gard. Ce mercredi 25 février 2026, le Pôle mécanique d'Alès a accueilli cinq candidats pour échanger sur quatre thèmes majeurs : l'urbanisme, la sécurité, l'emploi et la culture. Dans un contexte national de restrictions budgétaires affectant le secteur culturel, la question financière est devenue indissociable des ambitions artistiques.

Un consensus sur l'importance, des divergences sur les moyens

Christophe Rivenq, maire sortant avec six ans d'expérience, a rappelé la réalité des contraintes budgétaires tout en se félicitant que sa municipalité ait maintenu les aides aux structures culturelles malgré les baisses de la Région et du Département. Les cinq candidats présents – Christophe Rivenq, Paul Planque (Parti communiste), Basile Imbert (Parti socialiste), Marc Infantes (divers droite) et Jérôme Garcia (Lutte ouvrière) – ont unanimement reconnu le caractère essentiel, voire prioritaire, de la culture.

Paul Planque, Basile Imbert et Marc Infantes ont plaidé pour une culture décentralisée et hors les murs. Le candidat d'Alès moderne et authentique a reproché à la municipalité actuelle de ne pas en faire assez dans les quartiers, proposant le développement de tiers lieux culturels. Basile Imbert, tête de liste Alès en commun, a même envisagé des prêts d'œuvres en référence à la fermeture du musée Georges-Pompidou à Paris.

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Vision éducative versus critique idéologique

Jérôme Garcia, délégué syndical CGT, a présenté une vision différente de la culture, indissociable selon lui de l'éducation. Il a évoqué des discussions avec des collègues de l'Éducation nationale sur les difficultés de lecture de certains élèves avant de critiquer une culture contemporaine dominée par des industriels et le capitalisme, qu'il juge réactionnaire et favorable à la xénophobie.

La salle de spectacle de 3 000 places : projet phare ou mégalomane ?

Le débat s'est intensifié sur la question pratique d'une salle de spectacle de 3 000 places, un projet mis en suspens – ou différé selon Christophe Rivenq – en raison de la crise du Covid. Avec un coût estimé à 16 millions d'euros, cet investissement divise les candidats.

Marc Infantes, Jérôme Garcia et Paul Planque s'y opposent fermement. Paul Planque affirme : Il faut faire des arbitrages budgétaires. La salle de spectacle n'est pas un choix juste. Jérôme Garcia qualifie même le projet de mégalo et prône plutôt des investissements dans des projets plus modestes.

En revanche, le plus jeune candidat – non nommé dans l'article original – soutient le projet, arguant d'une demande existante et de la possibilité d'attirer de nouveaux artistes que la population aurait besoin d'entendre.

Un équilibre délicat pour l'avenir culturel alésien

Au-delà de cette salle controversée, de nombreuses questions concrètes subsistent sur les événements et structures locales : la feria, les anciens cinémas, le théâtre du Cratère ou encore le pôle de l'art circassien. Le futur élu devra mener un véritable jeu d'équilibriste entre ambitions culturelles et réalités financières, dans un contexte où les coupes budgétaires nationales continuent de peser sur les collectivités.

Ce débat hyperlocal révèle ainsi les tensions entre une orientation consensuelle en faveur de la culture et les limites imposées par les budgets municipaux, faisant de la culture un enjeu central mais politiquement sensible des municipales 2026 à Alès.

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