Gironde : les Départements de gauche réclament une réforme du vieillissement
Gironde : Départements de gauche pour réforme vieillissement

Un appel à une réforme du modèle de solidarité

Le président du Conseil départemental de Gironde, Jean-Luc Gleyze, au nom de ses homologues de gauche, appelle à une réforme du modèle de solidarité dans un pays où 23 millions de personnes auront plus de 60 ans d'ici à 2050. « La France vieillit, mais le gouvernement regarde ailleurs », s'alarment les présidents des Départements. D'ici 2050, près de 23 millions de personnes auront plus de 60 ans en France, soit 5 millions de plus qu'en 2021.

Un manifeste pour la présidentielle

Après deux quinquennats « perdus », le pays « n'est pas préparé pour faire face au défi démographique », affirme Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental de Gironde, au nom du Groupe de gauche des Départements de France qu'il préside (28 élus sur 104), après un séminaire de travail à Matignon. Gleyze et ses homologues publient un « manifeste » et appellent « à faire du vieillissement démographique l'un des enjeux centraux de la prochaine élection présidentielle ».

Repenser le modèle de solidarité

L'enjeu : « repenser notre modèle de solidarité, transformer les relations entre les générations et construire une véritable culture du prendre soin », explique Jean-Luc Gleyze par communiqué ce jeudi 21 mai. Il égrainne plusieurs propositions :

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  • Un service public départemental de l'autonomie
  • Un plan en faveur de l'habitat
  • Un vrai statut de la proche-aidance (« comme il existe un congé de naissance, il devrait également exister un congé de l'aidance »)
  • Une revalorisation des professions liées au grand âge
  • Une loi de programmation financière dédiée

Une critique du manque de réforme structurelle

« Le vieillissement place notre modèle social face à un défi inédit : organiser une solidarité réelle entre les générations afin d'offrir à chacun la possibilité de vivre et vieillir dignement, quels que soient ses moyens ou son territoire », souligne le manifeste. Les élus dénoncent l'absence de « réforme structurelle », à l'ombre du changement de nom des Ehpad (en « Maisons France autonomie ») ou du report du Plan Grand Âge. « Le temps perdu ne se rattrape pas : les Départements et leurs partenaires ne peuvent pas être les réceptacles de la carence de l'État. Le financement actuel de l'autonomie est au bien vieillir ce que la ligne Maginot était à la sécurité de la France en 1940 », conclut Jean-Luc Gleyze.

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