Ce mercredi 23 septembre 2026, dans le centre de Draguignan, une opération conjointe de la police nationale et de la police municipale a ciblé les utilisateurs de trottinettes électriques. Les contrôles, menés sur le boulevard Léon Blum puis à hauteur de la place Cassin, ont donné lieu à cinq verbalisations, dont une amende de 500 euros pour défaut d'assurance.
Une recrudescence des accidents corporels
L'opération, commandée par le major Didier Hartzer, fait suite à une recrudescence des accidents corporels impliquant des trottinettes électriques. « Pour les seuls mois de juillet et août, pas moins de sept ont été recensés à Draguignan », a-t-il précisé. Cette hausse des sinistres a motivé les forces de l'ordre à rappeler les règles strictes encadrant ces engins de déplacement personnels motorisés (EDPM).
Des règles méconnues des utilisateurs
Le major Hartzer a détaillé les obligations en vigueur : âge minimum de 14 ans, interdiction de transporter un passager, circulation sur les pistes cyclables lorsqu'elles existent, vitesse limitée à 25 km/h, accès aux trottoirs uniquement à vitesse réduite, feux avant et arrière obligatoires de nuit, et port d'un gilet réfléchissant. Le port du casque n'est pas obligatoire à Draguignan, contrairement à certaines communes comme Paris, mais il reste « fortement recommandé ».
L'assurance est également obligatoire, un point souvent ignoré. Un jeune homme contrôlé a ainsi déclaré : « Je ne savais pas qu'il y avait besoin d'une assurance... ». Il a écopé d'une amende de 500 euros pour défaut d'assurance. Quelques minutes plus tard, un autre utilisateur a été verbalisé à hauteur de 45 euros pour un pneu usagé, son feu arrière cassé ayant été signalé mais non sanctionné.
Une opération de sensibilisation avant tout
Le major a souligné que l'objectif n'était pas de « faire du chiffre » mais de sensibiliser. Un usager présentant un feu avant défectueux a simplement été invité à le faire réparer. Entre 14 et 16 heures, une dizaine de contrôles ont été effectués, débouchant sur cinq verbalisations. Aucune mesure de formation obligatoire n'est actuellement prévue, même si le major a suggéré d'instaurer « une à deux heures de formation, un peu sur le même principe que pour les scooters, avec le brevet de sécurité routière ». Cette opération illustre la volonté des autorités locales de renforcer la sécurité face à l'essor des EDPM.



