Tous les mois, la Fédération française des motards en colère 17 (FFMC17) mène une opération dans le département pour signaler les problèmes de chaussée en passant un coup de bombe de peinture biodégradable. Jean-Luc Henno, habitant d’Arvert, connaît bien le coin et a suggéré le parcours de ce vendredi 22 mai pour l’opération mensuelle de taggage de la route.
Une action mensuelle pour la sécurité
Depuis presque un an, chaque mois, dans différents secteurs du département, des parties de chaussée endommagées reçoivent un marquage à la peinture biodégradable de la part des motards. L’objectif est de sensibiliser les autorités aux risques que ces dégradations entraînent pour les usagers des deux ou trois roues motorisés. Ce vendredi, une délégation d’une dizaine de militants de la FFMC17 a sillonné la presqu’île d’Arvert, passant par Étaules, Chaillevette et La Tremblade, pour marquer les endroits problématiques.
Les dangers des routes dégradées
Jean-Luc Henno, qui a repéré les lieux au préalable, souligne que le plus gros souci reste la méthode utilisée pour reboucher les trous. « On a un camion qui passe et qui lâche du gravier avant de s’en aller en comptant sur le passage des voitures pour tasser. Pendant un mois, on a des gravillons partout et des bosses se forment », explique-t-il. Il ajoute qu’une plaque d’égout en saillie a failli le faire tomber avec sa Goldwing. Pour lui, la sécurité des motards est primordiale : « L’état des routes passe avant le contrôle technique. C’est 30 % des accidents mortels. »
Une action qui concerne tous les usagers
La signature de la FFMC17 est apparue sous le hashtag « tag ta route » à plusieurs endroits ce vendredi matin. La présidente de la FFMC17, Marie Caresmel, précise que les motards ne sont pas les seuls concernés : « Il y a aussi les trottinettes ou encore les cyclistes. En fin de compte, ceux qui sont susceptibles de chuter en raison d’une dégradation de la voie. Ça peut être un nid-de-poule, une déformation de la chaussée, des gravillons. Tout ce qui est dangereux. » Une dizaine d’adhérents de l’association était mobilisée pour cette opération.
Des améliorations constatées
Ces opérations semblent porter leurs fruits. « Généralement, lorsque nous sommes passés, la route est remise en état derrière. Je pense à notre action sur Saintes où tous les nids-de-poule marqués ont été rebouchés. Nous sommes reconnaissants des interventions menées par les municipalités qui ne restent pas indifférentes. Sur la presqu’île d’Arvert, nous avons remarqué que des améliorations avaient déjà été apportées après notre repérage. Nous savons dénoncer mais aussi dire merci », poursuit la responsable de l’association en Charente-Maritime.
Prochains combats et sensibilisation
La FFMC17 compte une centaine d’adhérents. Un de ses prochains combats pourrait porter sur les glissières de sécurité, considérées comme des « guillotines à motards ». « Dans le département, on ne s’y est pas encore attaqué mais ça va peut-être venir. Nous menons aussi des actions auprès des jeunes dans les collèges et les lycées pour sensibiliser à la façon de se comporter sur la route et sur la sécurité », prévient Marie Caresmel. Des jeunes qui, pour certains, sont des futurs motards qui s’ignorent encore.



