Pierre Chasseray dénonce un assouplissement du permis de conduire comme 'totalement délirant'
Assouplissement du permis : Pierre Chasseray critique sévèrement

Pierre Chasseray s'élève contre un assouplissement potentiel du permis de conduire

Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, exprime une critique virulente face à l'éventualité d'un assouplissement de l'examen du permis de conduire. Il qualifie cette possibilité de « n'importe quoi » et de « totalement délirante », arguant qu'elle enverrait un mauvais signal aux conducteurs en banalisant les infractions graves.

Un risque pour la sécurité routière

Selon Chasseray, assouplir le permis reviendrait à dire aux gens que commettre une erreur au volant, comme griller un stop, n'est pas problématique. Il souligne que dans la réalité, une telle infraction entraîne une perte de quatre points sur le permis. « On ne peut pas donner comme signal à un conducteur que s'il grille un stop le jour du permis, ce n'est pas grave », insiste-t-il, mettant en garde contre une approche qui pourrait miner les standards de sécurité.

Il rejette également l'argument d'une directive européenne qui suggère de ne sanctionner que les erreurs présentant un risque réel. « La directive européenne, je m'en moque. Ce n'est pas parce que l'Europe dit une connerie que nous, on doit dire comme l'Europe », affirme-t-il, défendant le système français actuel qu'il estime fonctionnel.

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Les causes du faible taux de réussite

Interrogé sur le taux de réussite inférieur à 60 % en France, Chasseray attribue ce chiffre non pas à la sévérité de l'examen, mais à des facteurs comme des candidats passant le permis trop tôt pour réduire les coûts, ou le stress. Il plaide pour maintenir la rigueur actuelle, soulignant l'importance de ne pas délivrer le permis « dans une pochette-surprise ».

Face aux longs délais d'attente pour passer l'examen, il rejette l'idée qu'un assouplissement améliorerait le taux de réussite et libérerait des places. « S'il n'y a plus d'inspecteurs pour faire passer le permis, on embauche des inspecteurs », propose-t-il, critiquant une approche qu'il juge inefficace.

Des solutions alternatives et un avenir incertain

Chasseray pointe du doigt un manque de financement public, notant que les taxes sur les carburants génèrent 40 milliards d'euros, qui pourraient selon lui être utilisés pour recruter davantage d'inspecteurs. Il estime que la seule réponse valable est une meilleure formation et un renforcement des ressources humaines.

Concernant l'avenir de cette réforme, il se montre confiant dans son rejet, citant une rencontre prochaine avec la déléguée interministérielle pour exprimer son opposition. « Je pense qu'il y a une unanimité contre ce projet. Je suis très confiant, ça ne se fera pas, et tant mieux », conclut-il, espérant que le statu quo prévaudra pour préserver la sécurité sur les routes.

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