L'Union européenne durcit ses contrôles sur les importations chinoises d'huile suspecte
À compter du jeudi 26 février, les autorités douanières de l'Union européenne devront impérativement contrôler 50% des envois d'huile riche en acide arachidonique en provenance de Chine. Cette mesure exceptionnelle fait suite à la découverte de cette substance dans l'affaire des laits infantiles contaminés par une toxine dangereuse.
Une décision justifiée par des risques sanitaires graves
Dans une décision publiée mercredi au Journal officiel de l'UE, les autorités européennes ont explicitement qualifié ce produit de « probablement porteur d'un risque sérieux pour la santé humaine ». Les investigations menées à travers l'Europe ont en effet « apporté des preuves que l'huile riche en acide arachidonique originaire de Chine et utilisée pour fabriquer du lait en poudre constituait la source de cette contamination ».
Trois décès de nourrissons et des rappels massifs
Les conséquences de cette contamination sont particulièrement tragiques :
- Les autorités françaises enquêtent actuellement sur les décès de trois bébés, dont le dernier remonte au 5 février
- Ces nourrissons sont soupçonnés d'avoir consommé du lait en poudre provenant des lots rappelés
- Sept pays européens, dont la France, la Belgique et le Royaume-Uni, ont signalé des cas de bébés présentant des symptômes gastro-intestinaux
Le ministère français de la Santé précise cependant qu'« à ce jour, aucun caractère d'imputabilité n'a été établi scientifiquement » et que « des enquêtes judiciaires sont en cours pour ces signalements ».
Des géants de l'agroalimentaire concernés
Depuis décembre dernier, plusieurs fabricants majeurs ont procédé à d'importants rappels de produits :
- Nestlé, Danone et Lactalis figurent parmi les entreprises concernées
- Ces rappels touchent des préparations pour nourrissons dans plus de 60 pays
- La toxine incriminée est identifiée comme étant la céréulide
Une entreprise chinoise dans le viseur
Les investigations pointent vers Cabio Biotech, une entreprise chinoise établie à Wuhan, qui serait le fournisseur de la substance contaminée. Cette révélation intervient alors que deux agences spécialisées de l'UE en sécurité alimentaire et prévention des maladies ont confirmé l'étendue géographique des cas signalés.
Cette décision de renforcement des contrôles douaniers représente une réponse immédiate des autorités européennes face à une crise sanitaire transnationale qui continue de susciter de vives inquiétudes parmi les parents et les professionnels de santé.



