Mars bleu : des étudiants infirmiers mobilisés pour sensibiliser au cancer colorectal
Étudiants infirmiers mobilisés pour Mars bleu contre le cancer colorectal

Mars bleu : une mobilisation étudiante pour la prévention du cancer colorectal

Dans le cadre du service sanitaire national instauré en 2020, six jeunes femmes et hommes en deuxième année à l'IFSI (Institut de formation des soins infirmiers) de la Croix-Rouge se sont engagés dans une action de sensibilisation au cancer colorectal. Ils sont accompagnés et soutenus par Marie Lecourt, responsable du pôle prévention de la clinique de Lesparre, qui guide leur démarche éducative auprès de la population.

Un engagement ciblé pendant le mois de Mars bleu

Jessica, Céline, Sarah, Claire, Mathieu et Corentin ont débuté leur service sanitaire en février, avec une durée prévue jusqu'en avril. « Comme le mois de mars correspond à Mars bleu, nous avons naturellement opté pour cette sensibilisation », explique Marie Lecourt. Les étudiants manifestent une motivation remarquable, soulignant que les statistiques relatives à cette maladie sont particulièrement alarmantes.

Selon les données de l'Institut national du cancer, plus de 47 500 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués chaque année en France. Cette pathologie entraîne près de 17 000 décès annuels, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité par cancer dans le pays. Elle affecte indifféremment les hommes et les femmes, mais un dépistage précoce permet une guérison dans la majorité des situations, d'où l'importance cruciale de l'information et de la prévention.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une campagne moins médiatisée qu'Octobre rose

« Octobre rose est devenu quelque chose de banal et de particulièrement bien annoncé, mais pour Mars bleu, c'est plus compliqué », observe Céline, l'une des étudiantes. Mathieu renchérit : « C'est forcément moins glamour et pourtant tellement important d'informer les habitants. » Leur camarade Sarah précise un enjeu local : « Seulement 30 % des Médocains font le test, alors que la moyenne nationale est plutôt de 35 %. »

Trois axes d'intervention : addiction, alimentation et dépistage

Les étudiants ont approfondi trois thématiques clés pour leur action de terrain. « Nous avons tous étudié les thèmes de l'addiction, de l'alimentation et du dépistage, ce qui nous permet d'aller à la rencontre des gens », affirme Corentin. Leur programme d'interventions est bien structuré :

  • Le 17 mars, Claire et Jessica seront présentes au Vival de Vensac pour discuter d'alimentation équilibrée.
  • Le 31 mars, Mathieu et Corentin interviendront dans le hall de la clinique de Lesparre sur le sujet des addictions.
  • Toujours le 31 mars, Céline et Sarah se rendront à la pharmacie de Castelnau-de-Médoc pour expliquer les modalités du dépistage, avec distribution possible d'enveloppes contenant le test, simple et rapide à réaliser.

Une expérience formatrice et un impact local significatif

Les étudiants ne regrettent absolument pas leur choix d'engagement. « Nous avons appris énormément de choses, notamment sur les chiffres et les facteurs de risques de ce cancer. Nous allons faire tout ce que nous pourrons pour informer au mieux la population », déclarent-ils unanimement. Ils rappellent que cette campagne vise non seulement les patients de la clinique, mais aussi les habitants du Nord Médoc, un territoire confronté à un isolement géographique et à des disparités dans l'accès à l'information.

Le cancer colorectal concerne principalement les personnes âgées de 50 à 74 ans. Le dépistage, qui est à la fois simple et gratuit, représente un moyen efficace de sauver des vies. Cette initiative étudiante, encadrée par des professionnels de santé, illustre parfaitement l'objectif du service sanitaire national : former les futurs soignants à la prévention tout en bénéficiant directement aux communautés locales.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale