Simon Pegg, acteur britannique de 56 ans, a révélé avoir reçu un diagnostic de trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) après des années de questions sans réponses. Il a fait cette annonce dans un épisode du podcast I’m ADHD ! No You’re Not, consacré à ce trouble du neurodéveloppement qui touche environ 5 % des enfants en France, selon l’Assurance maladie (Ameli), bien qu’un « retard important » des diagnostics persiste.
Un diagnostic qui confirme des années de lutte intérieure
Dans cet épisode, Simon Pegg a déclaré que ce diagnostic avait « confirmé beaucoup de choses avec lesquelles je me débattais », évoquant un sentiment de « différence » et des troubles de l’attention et de la mémoire auxquels son épouse s’était habituée depuis « bien longtemps ». Avant ce diagnostic, l’acteur, connu pour des films comme Le Dernier Pub avant la fin du monde, avait une perception erronée de la condition.
« Je pensais vraiment que les enfants atteints de TDAH étaient un peu turbulents et difficiles, et qu’ils ne prêtaient pas attention en classe », a-t-il expliqué, précisant qu’il n’était « pas un enfant turbulent ». Pourtant, d’autres signes du trouble étaient bien présents, mais il ne savait pas les interpréter à l’époque.
Le déclic : des accidents de voiture et une prise de conscience
Le déclic est venu après plusieurs soucis en voiture, dont un dernier accident mineur en Grèce. « J’ai cherché sur mon téléphone : "Les personnes atteintes de TDAH ont-elles plus d’accidents de voiture que celles qui n’en souffrent pas ?" Et la réponse était oui », a-t-il raconté. Il a attribué ces incidents à un « manque de concentration » et une « incapacité à se concentrer pleinement » au volant. « Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de mon TDAH », a-t-il reconnu.
Cette révélation fait suite à des années de questionnements. Simon Pegg a également souffert d’« épisodes dépressifs à l’âge adulte depuis ses 18 ans ». « Peut-être qu’au fil des années, avec la thérapie et les médicaments, etc., j’ai traité les symptômes et non la cause de ce que je ressentais », a-t-il songé. « Je me sentais différent d’une manière que je n’arrivais pas vraiment à cerner. Peut-être que tout le monde ressent ça. »
Un trouble encore sous-diagnostiqué en France
Ce témoignage intervient alors que le TDAH reste un trouble encore mal connu et sous-diagnostiqué. En France, selon Ameli, environ 5 % des enfants sont touchés, mais il existe un « retard important » dans l’identification des cas. Ce décalage peut conduire à des années d’errance pour les personnes concernées, comme l’a vécu Simon Pegg, qui a dû attendre l’âge de 56 ans pour obtenir des réponses.
Le comédien espère que son expérience pourra aider à lever les idées reçues sur ce trouble. Il insiste sur le fait que les symptômes ne se limitent pas à l’agitation chez l’enfant, mais peuvent se manifester de manière plus subtile, comme des difficultés de concentration ou de mémoire, et persister à l’âge adulte. Son diagnostic lui a permis de « confirmer beaucoup de choses » et de mieux comprendre son parcours, tout en soulignant l’importance d’un dépistage précoce et d’une prise en charge adaptée.