Montpellier : 1 350 patients risquent de perdre leur centre de santé communautaire
Montpellier : 1 350 patients sans médecin ?

Montpellier : un centre de santé communautaire en péril

À Montpellier, plus de 1 350 patients pourraient se retrouver privés de soins et sans médecin. L'inquiétude est vive autour du centre communautaire Human Santé, situé dans le quartier de Figuerolles, dont l'avenir est compromis par la fin de son financement annoncée par le ministère de la Santé fin janvier 2026.

Un modèle unique menacé

Depuis 2019, Human Santé s'est implanté avec succès dans ce quartier, fidélisant un public précaire souvent exclu du système de santé. Ce centre propose des soins globaux, mettant l'accent sur la prévention, la solidarité et la participation des usagers. Son fonctionnement repose sur le dispositif expérimental de l'article 51, qui devait permettre, après évaluation positive, une intégration dans le droit commun pour un financement pérenne.

"C'est ce qui était prévu. D'autant plus que l'évaluation ressort positive", explique Eva-Morgan Maurin, enseignante en activité physique adaptée et fondatrice du centre. Cependant, le 29 janvier 2026, le ministère a décidé de couper les fonds d'ici le 30 avril, sans possibilité de transition vers un financement sécurisé.

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Conséquences dramatiques

La fermeture entraînerait le licenciement de 9 salariés et l'arrêt des consultations, soins et ateliers de prévention pour les 1 350 patients. "Dans un contexte de difficulté d'accès à un médecin traitant, il paraît totalement absurde d'envisager la fermeture de ce lieu de soin. On reçoit au minimum 10 demandes par jour de personnes qui ne trouvent pas de médecin traitant", déplore l'équipe.

Eve Seydoux, infirmière du centre, ajoute : "On est inquiet de l'avenir du centre, de notre avenir et de l'avenir de nos 1 350 patients."

Mobilisation et incertitudes

Face à cette menace, une mobilisation collective s'est organisée : banderoles, tracts et une pétition nationale ont recueilli plus de 17 000 signatures. Quelques jours après l'annonce, le Premier ministre et la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ont tenté de rassurer en affirmant que l'État travaillerait à un financement pérenne, reconnaissant l'efficacité du centre.

Malgré ces déclarations, l'information reste floue et l'inquiétude persiste quant au devenir de Human Santé, laissant en suspens l'accès aux soins pour des centaines de patients vulnérables à Montpellier.

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