Épidémie de méningite en Angleterre : le bilan s'alourdit avec 34 cas et deux décès
L'épidémie de méningite qui sévit dans le sud-est de l'Angleterre a atteint un niveau alarmant, avec 34 cas recensés, dont deux décès, selon les dernières annonces des autorités sanitaires britanniques. Cette situation a été qualifiée de "sans précédent" par le ministre de la Santé, Wes Streeting, soulignant la gravité de cette crise sanitaire.
Une campagne de vaccination massive déployée
Face à cette urgence, une vaste campagne de vaccination et de distribution d'antibiotiques a été mise en place. Plus de 400 personnes ont fait la queue samedi matin sur le campus de l'université du Kent pour se faire vacciner. Au total, 5 764 vaccins ont été administrés et 11 010 doses d'antibiotiques ont été distribuées dans la région du Kent, épicentre de l'épidémie.
Cette intervention cible spécifiquement les étudiants de l'université du Kent et toute personne ayant fréquenté la discothèque "Club Chemistry" à Canterbury entre le 5 et le 7 mars, identifiée comme la source probable de l'épidémie. L'entourage proche des personnes infectées ou suspectées d'infection est également concerné par ces mesures préventives.
Risques de propagation et cas en France
Les autorités sanitaires redoutent l'émergence de foyers sporadiques dans d'autres régions du Royaume-Uni, notamment si des étudiants ayant quitté le Kent sont en période d'incubation du virus. Le directeur de la santé publique du Kent a toutefois indiqué que ces foyers seraient probablement "maîtrisables", avec un risque de contagion entre individus restant faible.
Parallèlement, un cas a été signalé en France, où le ministère de la Santé a confirmé qu'une personne ayant fréquenté l'université du Kent était hospitalisée dans un état stable. Cette situation souligne le potentiel de diffusion internationale de l'épidémie, bien que les mesures de contrôle soient activement poursuivies.
Contexte vaccinal et réactions politiques
Au Royaume-Uni, les nourrissons sont vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015, mais les générations nées avant cette date ne sont pas couvertes, ce qui pourrait expliquer la vulnérabilité observée dans cette épidémie. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a exhorté les personnes ayant fréquenté le "Club Chemistry" à se signaler pour recevoir des antibiotiques, mettant en avant l'importance de la prévention.
Cette épidémie, avec ses 34 cas dont 23 confirmés et deux décès survenus en l'espace d'une dizaine de jours, représente un défi majeur pour les autorités sanitaires. La rapidité de la réponse, incluant vaccination et traitement antibiotique, vise à contenir la propagation et à protéger les populations à risque.



