Une mobilisation d'urgence pour la psychiatrie à Millau
Le directeur de l'hôpital de Millau, Benoit Durand, a officiellement annoncé la tenue d'une réunion cruciale avec l'Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie, prévue le mardi 3 mars prochain. Cette rencontre, demandée avec insistance par les organisations syndicales et obtenue grâce à l'intervention d'Emmanuelle Gazel, présidente du conseil de surveillance de l'établissement, aura pour objet principal le service de psychiatrie de Millau, confronté à des difficultés persistantes.
Une réunion stratégique pour l'avenir du service
Selon le communiqué diffusé par l'hôpital, cette réunion rassemblera des acteurs clés : le Directeur général de l'ARS Occitanie, le CHU de Montpellier, les organisations syndicales du centre hospitalier de Millau, la Commission Médicale d'Établissement (CME) ainsi que la direction de l'établissement. Malheureusement, en raison du devoir de réserve auquel sont soumis les services de l'État, Mme Emmanuelle Gazel ne pourra pas y participer, ce qui constitue un point regrettable pour les défenseurs du service.
Un préavis de grève et des inquiétudes légitimes
Dans le même temps, l'hôpital a confirmé qu'un préavis de grève a été déposé par l'intersyndicale hospitalière, incluant la CGT et Sud, à compter du 5 mars. Cette action syndicale s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes, où la communauté médicale et la direction partagent l'inquiétude des équipes de psychiatrie. Les difficultés de recrutement persistent et le départ prévu du Docteur Gonzalès le 1er mai prochain aggrave la situation, menaçant la continuité des soins.
M. Durand a souligné, dans son communiqué, la nécessité impérative pour tous les acteurs de rester unis et solidaires dans la recherche de solutions durables. Il a rappelé que la mobilisation collective est essentielle pour préserver ce service vital pour la population de Millau et de ses environs.
Des actions de sensibilisation pour alerter l'opinion publique
Parallèlement à ces démarches institutionnelles, les syndicats ont multiplié les actions visibles pour sensibiliser la population à la cause du service de psychiatrie. Le Mandarous, un lieu symbolique de la ville, a récemment été décoré par les syndicats dans le but d'attirer l'attention des citoyens sur les enjeux critiques auxquels fait face l'hôpital. Cette initiative artistique et militante vise à créer un élan de solidarité locale et à exercer une pression supplémentaire sur les décideurs.
La situation à Millau illustre les défis plus larges que rencontrent de nombreux services de psychiatrie en France, notamment en milieu rural, où les problèmes de recrutement et de moyens peuvent compromettre l'accès aux soins. La réunion du 3 mars représente donc un moment décisif, capable d'orienter l'avenir de la prise en charge psychiatrique dans cette région de l'Aveyron.



