L'Espagne se défend de tout laxisme. Le gouvernement espagnol a assuré lundi avoir pris « toutes les mesures » nécessaires pour éviter la propagation de l'hantavirus après l'annonce de deux cas positifs parmi les personnes évacuées dimanche aux Canaries du bateau de croisière MV Hondius.
Un communiqué pour rassurer
« Toutes les mesures adoptées depuis le début ont eu pour objectif de rompre les éventuelles chaînes de transmission », s'est défendu le ministère de la Santé dans un communiqué. Lundi, les ministères de la Santé à Washington et à Paris ont annoncé qu'un Américain et qu'une Française, tous les deux évacués du Hondius dimanche, avaient été testés positifs à l'hantavirus.
Le cas du passager américain
Concernant le passager américain, un épidémiologiste d'une agence sanitaire de l'Union européenne (ECDC) était monté à bord du Hondius au large du Cap-Vert en début de semaine et avait réalisé un test sur lui, selon le récit fait par le ministère. « La personne en question ne présentait pas de symptômes lorsqu'elle se trouvait au Cap-Vert », mais « les autorités américaines ont décidé de traiter ce cas comme positif », a-t-il assuré, en précisant que, pour les autorités sanitaires espagnoles, le test n'était pas reconnu comme positif.
La patiente française et la question du temps d'incubation
« Quant à la patiente française, elle a commencé à se sentir mal pendant le vol et non lorsqu'elle se trouvait à bord du navire », a affirmé le ministère espagnol de la Santé, confirmant ce qu'avait dit à ce sujet le Premier ministre français, Sébastien Lecornu. « Chez un patient qui développe de la fièvre, il ne serait pas surprenant de voir apparaître quelques cas parmi les contacts proches. C'est précisément pour cette raison que toutes les mesures de prévention et de contrôle de la transmission ont été appliquées », a conclu le ministère dans son communiqué.
Une polémique sur les mesures de protection
Outre l'annonce de ces deux cas positifs, les questions se concentrent également lundi aux Canaries autour d'une photographie d'au moins un occupant évacué du Hondius, aperçu avec son masque FFP2 baissé dans le bus qui le transportait jusqu'à son avion de rapatriement. « C'est vrai », avait reconnu dimanche soir la ministre espagnole de la Santé, Mónica García, évoquant toutefois des « mesures de précaution renforcées au maximum » que les évacués « doivent respecter ».



