Un enfant reçoit le premier vaccin expérimental contre le paludisme, dans le cadre d’un programme de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), à Tomali (Malawi), le 11 décembre 2019. Cette image symbolise les efforts internationaux contre les maladies infectieuses, efforts aujourd'hui ébranlés par une décision française majeure.
Une baisse historique qui fait l'effet d'une douche froide
Les termes « douche froide », « rupture » et « démission » ont été employés par les associations et les experts de santé mondiale pour qualifier la réduction drastique de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cette annonce provoque une onde de choc considérable dans la lutte contre ces trois maladies, responsables chaque année de 2,5 millions de décès à travers le monde.
Les chiffres d'une diminution spectaculaire
Historiquement deuxième contributrice du Fonds mondial, la France va désormais lui allouer 660 millions d'euros pour la période 2026-2028, selon une source haut placée. Ce montant représente une diminution de 58,6% par rapport aux 1,596 milliard d'euros engagés pour le cycle précédent de 2023-2025. Bien que l'annonce officielle n'ait pas encore été faite, le fonds a déjà intégré cette estimation dans ses projections financières pour les deux prochaines années.
Un contexte de mobilisation internationale en demi-teinte
À l'issue de son conseil d'administration, mercredi 18 février, le Fonds mondial s'est félicité d'avoir réuni 12,64 milliards de dollars (soit 10,74 milliards d'euros) pour son prochain cycle de financement. Cependant, ce résultat reste loin de l'objectif ambitieux de 18 milliards de dollars que l'organisation s'était fixé initialement. La baisse de la contribution française, acteur clé du financement, risque d'affecter significativement la capacité du fonds à atteindre ses objectifs de lutte contre ces pandémies.
Cette décision intervient dans un contexte où les besoins en matière de prévention, de traitement et de recherche restent immenses, particulièrement dans les régions les plus touchées par le sida, la tuberculose et le paludisme. Les réactions de la communauté internationale et des organisations non gouvernementales sont attendues avec une vive inquiétude, alors que les conséquences de cette réduction budgétaire pourraient se faire sentir sur des millions de vies.



