Fidji Simo lance ChronicleBio pour la recherche sur sa maladie
Fidji Simo lance ChronicleBio pour la recherche sur sa maladie

Fidji Simo, ancienne directrice générale des applications d'OpenAI, a quitté son poste mi-juillet pour raisons de santé et se consacre désormais à ChronicleBio, une entreprise de recherche médicale axée sur le syndrome qui la touche, le syndrome de tachycardie posturale orthostatique. L'entreprise a levé 15 millions d'euros et utilise l'intelligence artificielle pour analyser des données biologiques.

Une annonce choc dans le monde de la tech

Mi-juillet, Fidji Simo annonçait quitter son poste de directrice générale des applications d'OpenAI pour des raisons de santé. Un séisme dans le monde de la tech. Née et élevée à Sète, Fidji Simo est considérée par les médias comme l'une des femmes les plus puissantes de la Silicon Valley. Dans son annonce, l'entrepreneuse de 40 ans a rappelé venir "d'une petite ville du sud de la France" avant d'atteindre des fonctions qu'elle n'aurait "jamais pu imaginer", notamment au sein de Meta, maison mère de Facebook.

ChronicleBio : une entreprise pour faire avancer la recherche

Au début du mois d'août, l'entrepreneuse de 40 ans a donné sa première interview depuis son annonce retentissante, dans les colonnes du magazine économique Fortune, au cours de laquelle elle a détaillé son nouveau projet : ChronicleBio. Si elle garde un rôle de conseillère à temps partiel au sein d'OpenAI, la société qui développe entre autres ChatGPT, elle déploie désormais son énergie dans son entreprise de recherche médicale ChronicleBio. Cette dernière a pour objectif de faire avancer la science concernant la maladie qui la touche, le syndrome de tachycardie posturale orthostatique.

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Une maladie sans traitement

Pour l'heure, il n'existe pas de traitement à ce dysfonctionnement du système nerveux qui provoque des vertiges, de la fatigue, des troubles de la concentration, des maux de tête et d'autres symptômes qui rendent le quotidien difficile. "Ces maladies touchent plusieurs systèmes ; il faut donc examiner l'état du système nerveux, celui du système immunitaire, et la manière dont cela est lié à la génétique du patient. Tout cela représente un énorme problème de données qu'il était très difficile de maîtriser sans l'IA. Mais nous disposons enfin de l'IA", détaille-t-elle dans le magazine américain.

L'entreprise, qui a levé 15 millions d'euros, utilise l'intelligence artificielle pour traiter des données biologiques collectées pendant des prélèvements sanguins. "C'est justement cela qui me donne beaucoup d'espoir, juge-t-elle auprès de la journaliste. Physiquement, je n'ai jamais été aussi mal en point, mais en même temps, nous vivons à une époque où nous disposons des meilleurs outils jamais existé pour venir à bout de maladies considérées comme incurables."

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