Une lettre ouverte qui divise l'hôpital d'Antibes
Le mercredi 1er avril 2026, la section CGT du centre hospitalier d'Antibes a adressé un courrier alarmant au ministère de la Santé. Dans cette missive, le syndicat dénonce une dégradation préoccupante de la gouvernance au sein de l'établissement depuis plusieurs mois. Quatre griefs principaux sont formulés, mettant en lumière des tensions profondes.
Les accusations de la CGT : opacité et décisions unilatérales
Patrice Noirbent, secrétaire général de la CGT locale, expose des préoccupations majeures. Certaines décisions importantes seraient prises sans consultation des instances obligatoires, violant ainsi les procédures établies. Le syndicat souligne également un problème de représentation : la répartition des sièges au Conseil de surveillance ne correspondrait pas aux résultats électoraux, marginalisant certaines voix.
De plus, la CGT pointe une opacité administrative persistante qui entraverait l'action syndicale et empêcherait tout contrôle efficace de la gestion. Enfin, elle décrit un climat délétère et un mode de gouvernance perçu comme unilatéral, fragilisant les droits des agents et nuisant au dialogue social.
Force ouvrière et la direction rejettent catégoriquement les allégations
Ouarda Rossi, secrétaire générale de Force ouvrière (FO) et infirmière aux urgences, conteste vigoureusement chaque point soulevé par la CGT. Elle rappelle que FO est devenu majoritaire aux élections de 2022 et affirme que les décisions sont systématiquement soumises au vote. La CGT n'a proposé aucun candidat aux différentes commissions issues du CSE, tandis que FO aurait pleinement assumé ses missions syndicales.
Mme Rossi insiste sur la mobilisation de la direction pour fournir rapidement les documents demandés et maintient que le dialogue social est bien présent au travers de réunions régulières, auxquelles la CGT refuserait de participer.
Le directeur défend sa gestion et dénonce des attaques infondées
Bastien Ripert, directeur de l'hôpital depuis six ans, conteste formellement toutes les accusations. Il explique organiser douze instances par an, ainsi qu'une réunion mensuelle avec l'ensemble des représentants du personnel, auxquelles le représentant CGT ne participerait jamais. La CGT est traitée de manière parfaitement égalitaire, voire favorisée, affirme-t-il, précisant que 80 % des points à l'ordre du jour relèvent de leurs demandes.
Il évoque le contexte des élections professionnelles de 2026, avec ses excès, et assure que toutes les décisions importantes s'appuient sur une analyse juridique rigoureuse. Selon lui, il n'y a pas de climat délétère à l'hôpital, mais plutôt des attaques incessantes et infondées d'une seule personne, qui saisirait toutes les autorités sans preuve. Je souhaite répondre de manière digne face à la violence de ces mises en cause quotidiennes, conclut-il, soulignant l'impact de ces tensions sur la sérénité de l'établissement.



