Daphnée Senet, une Belge de 31 ans atteinte d'un lymphome de Burkitt, un cancer extrêmement agressif, a appris le 18 septembre dernier qu'aucun traitement curatif ne pouvait plus la sauver. Refusant de passer le temps qui lui reste à attendre la mort, elle s'accroche à un dernier rêve : voir la maison qu'elle fait construire, dont la livraison est prévue en décembre.
Un diagnostic tombé après des douleurs abdominales
Tout a commencé le 13 novembre 2025, lorsque Daphnée, habitante de Lessines en Belgique, a ressenti de violentes douleurs abdominales qui l'empêchaient presque de marcher. « Je me pliais en deux », se souvient-elle auprès de Sudinfo. Persuadée qu'il s'agissait d'une simple constipation, elle se rend à l'hôpital. Le 26 novembre, le diagnostic tombe : lymphome de Burkitt.
S'ensuivent des mois de chimiothérapies, d'immunothérapies et de traitements expérimentaux. Pendant trois semaines, son cancer devient même indétectable. Mais la maladie revient. « Il s'endort et il revient. On pensait parfois que ça allait enfin fonctionner, puis tout recommençait », explique-t-elle.
Une annonce brutale : « Il m'a dit que c'était fini pour moi »
Le 18 septembre dernier, son médecin lui annonce qu'il n'existe plus de traitement pour la guérir. « Il m'a dit que c'était fini pour moi », rapporte la jeune femme. Daphnée accepte alors une chimiothérapie de confort, destinée à prolonger sa durée de vie. « Le médecin m'a expliqué que si je ne faisais rien, il ne me restait que quelques semaines à vivre », explique la trentenaire qui « n'a pas envie de partir ».
Les résultats de sa dernière prise de sang sont mauvais et menacent la poursuite de son traitement. Si la prochaine « n'est pas bonne, on stoppe tout. Après, ce seront les soins palliatifs et la morphine à la maison », indique Daphnée.
Un projet de maison comme moteur
La jeune femme s'accroche aussi à son projet de maison, actuellement en construction et qui doit être terminée en décembre : « C'est ça qui me retient. J'ai envie de la voir quand elle sera finie ». Et surtout, elle refuse que la maladie efface la personne qu'elle était avant : « Je veux qu'on se souvienne de moi pour qui je suis, pour les moments qu'on a vécus, les conneries, les rires et tout ce qu'on a partagé ».