Depuis plusieurs semaines, la ville d'Engels, située dans l'ouest de la Russie près de la Volga, est confrontée à une situation sanitaire catastrophique. Les eaux usées s'écoulent en abondance dans les rues, plongeant les 200 000 habitants dans un quotidien invivable. L'état d'urgence a été décrété le 29 avril dernier, mais la situation ne s'améliore pas, bien au contraire.
Une défaillance du collecteur principal
La cause de cette inondation fécale est une défaillance du collecteur gravitaire central de la ville. Ce réseau, qui devait être modernisé, n'a jamais bénéficié des travaux nécessaires, alors que de nouveaux bâtiments ont continué à être construits. Résultat : le réseau est surchargé et les débordements se multiplient.
Des habitants en colère et inquiets
Les résidents expriment leur mécontentement sur les réseaux sociaux. « Il est grand temps de rebaptiser Engels en Putingrad », lance l'un d'eux. Au-delà de l'odeur nauséabonde, le risque sanitaire est majeur. L'agence russe de protection des consommateurs Rospotrebnadzor alerte sur les risques d'épidémies de gastro-entérites et d'hépatites A.
Les habitants ne peuvent plus utiliser les lavabos ni les toilettes. Ils sont invités à cuisiner et à se laver avec de l'eau bouillie. « Il faut acheter l'eau à ses propres frais. Mais il n'y en a pas. Quand quelque chose est livré, c'est vite épuisé. Les gens sont en colère, on ne peut même pas satisfaire ses besoins quotidiens les plus fondamentaux », témoigne une habitante.
Des distributions d'eau insuffisantes
Les autorités russes organisent des distributions d'eau via des camions-citernes, mais cela ne suffit pas. Cette « apocalypse fécale » devrait se poursuivre encore plusieurs jours, voire semaines, selon les experts.



