Lisa, 24 ans, et Andrea, 20 ans, deux fiancés de Béziers, ont fait le déplacement à Paris pour rencontrer le pape Léon XIV au Stade de France, vendredi 25 septembre. Ils ont rejoint des milliers de jeunes catholiques venus écouter le souverain pontife en visite en France. Tous deux décrivent une expérience « indescriptible » et « intense ».
Un choix délibéré : Paris plutôt que Lourdes
Alors que de nombreux fidèles du Biterrois se rendent traditionnellement à Lourdes, Lisa et Andrea ont préféré la capitale. « La plupart des Biterrois vont à Lourdes. Nous, on a voulu venir jusqu’à la capitale car il y était spécialement pour nous, les jeunes », explique Lisa, qui travaille dans l’événementiel à l’office de tourisme. Le couple, tous deux fiancés, a ainsi choisi de vivre cette journée au Stade de France, à Saint-Denis, où des milliers de jeunes catholiques ont convergé pour écouter le pape.
Pour Lisa, ce n’était pas une première rencontre avec le pape, mais l’émotion était différente : « Ce n’est pas la première fois que je rencontre le pape, mais de le voir dans un Stade de France rempli de jeunes catholiques, c’était indescriptible. » Le moment le plus fort a été l’interprétation du « Salve Regina », une prière catholique dédiée à la Vierge Marie. « C’était l’une des choses les plus fortes [qu’elle ait] jamais ressenties », confie-t-elle.
Des discours qui touchent les jeunes
Carnet en main, Lisa a noté les phrases qui l’ont particulièrement touchée. « Pour un jeune catholique, la figure du pape est importante car elle est un guide », estime-t-elle, sensible aux discours portés sur le stress des jeunes, la guerre et la transition écologique. Andrea, qui a grandi dans une famille catholique, a également vécu une journée particulière. « C’était la première fois que j’allais au Stade de France, et c’était tellement intense », raconte l’étudiant. Il ajoute : « Le fait d’y aller avec sa fiancée donne encore plus de sens. »
Dans le Biterrois, cette visite française est suivie avec attention. L’archiprêtre Hervé Dussel, qui s’est aussi rendu à Paris, voit cette visite comme « une manière de revigorer les esprits ». Il considère le pape comme « un phare dans un monde aujourd’hui déglingué, en tension ». Il se dit « très attentif » au discours du chef de l’État, dont le voyage apostolique en France s’organise quelques mois après l’adoption de la loi sur l’aide à mourir.
Une centaine de Biterrois attendus à Lourdes
Anthinéa, éducatrice spécialisée et scoute de France, suit chacun des discours du pape depuis le début du week-end. « C’est important d’avoir l’avis de l’Église sur un sujet, même si on ne le partage pas forcément », souligne-t-elle. « Même si l’on n’est pas d’accord avec certaines positions, ses discours font émerger des questionnements », poursuit-elle, excitée à la veille de son départ pour Lourdes, où elle rencontrera le souverain pontife dans des conditions « spartiates ».
En tout, près de 120 Biterrois seront présents à Lourdes ce dimanche 27 septembre. Avec un départ prévu à minuit et demi en bus, ils doivent arriver dès 4 heures du matin pour vivre à leur tour une journée au plus près du chef des catholiques.