Violences filmées dans un foyer ASE : la ministre saisit la justice
Violences filmées dans un foyer ASE : la ministre saisit la justice

Violences filmées dans un foyer de l'Aide sociale à l'enfance

Une scène de violence particulièrement choquante s'est déroulée dans un foyer de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) à Châlons-en-Champagne. Un adolescent a frappé un enfant de 13 ans alors que ce dernier se trouvait à terre, comme le montrent des images filmées par d'autres résidents du foyer.

La ministre de la Santé saisit la justice

Face à la gravité des faits, la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a décidé d'intervenir. Dans un courrier adressé mercredi à la procureure de la République et consulté par l'AFP, elle a déclaré : « Au regard de la gravité des faits allégués, de la vulnérabilité particulière de la victime, ainsi que des interrogations soulevées quant aux conditions d'encadrement et de sécurité au sein de l'établissement, je vous saisis en application de l'article 40 du code de procédure pénale ».

La ministre a précisé que les violences s'étaient produites « en présence d'au moins deux autres adolescents qui ont filmé la scène ». Elle a insisté sur la nécessité que « la lumière soit faite sur ces évènements et que les responsabilités éventuelles soient établies », dénonçant des « faits d'une particulière gravité » susceptibles « d'avoir entraîné de multiples traumatismes ».

Mesures conservatoires et procédure judiciaire

Stéphanie Rist a également indiqué qu'une « information préoccupante a été établie » auprès du président du Conseil départemental de la Marne, compétent en matière de protection de l'enfance. Cette démarche vise à ce que « toute mesure conservatoire utile puisse être prise sans délai pour garantir la sécurité des mineurs concernés ».

Du côté judiciaire, la procureure de Châlons-en-Champagne, Annick Browne, a apporté des précisions importantes. Un adolescent de 17 ans est soupçonné d'avoir « commis des violences samedi sur un mineur et d'autres violences sur un autre mineur dimanche ». Le suspect a été placé en garde à vue dimanche pour ces deux faits, une mesure qui s'est achevée mardi après 48 heures.

L'adolescent sera jugé la première semaine de mars devant le tribunal pour enfants. Il est poursuivi pour des violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) d'un jour pour les premiers faits et de deux jours pour les seconds, selon les précisions apportées par la procureure.

Cette affaire met en lumière les questions cruciales de sécurité et d'encadrement dans les structures accueillant des mineurs vulnérables. Les autorités judiciaires et administratives sont désormais mobilisées pour faire toute la lumière sur ces événements et prendre les mesures nécessaires pour prévenir de tels incidents à l'avenir.