Le lundi 21 septembre 2026, Marta Cappelletti, kinésithérapeute de 28 ans, a vécu une expérience traumatisante à Nice. Alors qu'elle prodiguait des soins à domicile, elle a été victime d'un malaise respiratoire. Si les secours sont intervenus rapidement, elle déplore le manque de formation du public aux gestes de premiers secours et l'attitude d'un automobiliste qui s'est montré impatient, bloqué par le véhicule des pompiers.
Un malaise soudain chez une patiente âgée
Marta Cappelletti raconte son malaise : « Il était environ 11 heures, j'étais au domicile d'une patiente âgée. Pour pouvoir la faire marcher, je l'ai emmenée dans le couloir. Soudainement, j'ai commencé à tousser, elle aussi. Comme si nous avions inhalé un gaz. » Le mari de la patiente l'a ramenée dans leur appartement, tandis que la kinésithérapeute restait sur le palier, incapable de bouger ou de respirer correctement.
Le mari, paniqué, n'arrivait pas à appeler les secours. Marta Cappelletti a composé le numéro, mais elle avait du mal à parler. Un voisin est sorti, mais trop stressé, il n'arrivait pas à expliquer la situation aux secours. C'est finalement une femme qui a pris le relais et demandé aux pompiers d'intervenir.
Une attente jugée trop longue par un automobiliste
Les secours sont arrivés peu de temps après. La kinésithérapeute a été examinée dans le camion de pompiers stationné devant l'entrée d'une voie en impasse. C'est à ce moment qu'un automobiliste s'est montré particulièrement impatient. « Un homme a passé la tête par la porte ouverte. Il a vu que je recevais des soins et a demandé si le véhicule pouvait être déplacé. Le pompier lui a répondu qu'il terminait et que ses collègues étaient dans les étages - ils vérifiaient qu'il n'y avait pas de fuite de gaz. Le monsieur est parti. Mais il est revenu quelques minutes plus tard », raconte-t-elle.
L'homme a répété plusieurs fois « Combien de temps ? », visiblement agacé. Marta Cappelletti confie : « Je trouve cela fou. J'étais encore mal, j'avais eu la sensation d'étouffer quelque temps auparavant, et lui s'impatientait. J'ai eu envie de lui répondre : "Combien vaut votre temps ? Comment faites-vous pour savoir quelle valeur a le temps ?" Cinq, dix minutes d'attente auraient représenté un retard fastidieux, d'accord. Moi, je ne saurais pas vous dire exactement combien de temps ma détresse respiratoire a duré. Mais je peux vous assurer que, pendant dix, vingt minutes, ou peut-être davantage, je ne savais pas si j'allais retrouver mon souffle. »
Un appel à la bienveillance et à la formation
Après cette expérience, la kinésithérapeute souhaite transmettre un message : « Que l'on ait plus de bienveillance et de solidarité. Que ce soit normal de patienter quand des pompiers soignent des gens. Que l'on sache venir en aide à quelqu'un qui se sentirait mal. J'ai l'impression que la société est complètement déconnectée des priorités. »
Elle insiste sur l'importance de la formation aux premiers secours, même pour simplement donner l'alerte. Dans son cas, des minutes précieuses ont été perdues à cause de la panique et de l'incompréhension des témoins.
Marta Cappelletti a été transportée à l'hôpital Pasteur 2 pour une série d'examens, puis a pu rentrer chez elle. Elle conclut : « C'était important pour moi de partager mon sentiment afin de transmettre un message sur le besoin de se former aux premiers secours mais aussi sur l'attention que nous portons aux autres dans les situations d'urgence. »