Gratuité des transports à Nice : la gauche réclame la mesure pour les moins de 26 ans
Gratuité des transports à Nice : la gauche réclame la mesure

L'opposition de gauche écologiste à la Métropole Nice Côte d'Azur, présidée par Éric Ciotti, a officiellement demandé, mercredi 23 septembre 2026, la gratuité des transports en commun pour les étudiants et les moins de 26 ans. Lors d'une conférence de presse organisée devant le campus de Saint-Jean-d'Angély, les élus du groupe ont chiffré cette mesure entre 8 et 10 millions d'euros par an.

Une mesure chiffrée à 8-10 millions d'euros par an

Patrick Allemand, s'exprimant au nom du groupe d'opposition de gauche écologiste, a justifié cette demande par la situation financière précaire des jeunes. « Près d'un sur quatre ne dispose plus que de 200 à 400 euros une fois toutes les charges payées, dont le logement », a-t-il plaidé. « Sur un budget si contraint, chaque euro compte », a-t-il ajouté.

L'élue Christine Mirauchaux-Cuturello a souligné que les jeunes sont « une population particulièrement percutée par les questions d'inflation ». Elle a rapporté leurs échanges avec les étudiants : « Tous nous répondent que ce serait un soulagement important d'avoir ce poste de dépense en moins, qui correspond à 180 euros par an. » Elle a également noté les files d'attente devant les restaurants universitaires depuis la mise en place du repas à un euro.

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Un coût jugé réalisable par l'opposition

L'opposition a présenté ses calculs pour démontrer la faisabilité de la mesure. « La mesure coûterait 8 à 10 millions d'euros par an, sur un budget métropolitain de 900 millions d'euros. Elle est donc réalisable, c'est une question de volonté politique », a estimé Patrick Allemand. Pour comparaison, la gratuité des transports pour les plus de 65 ans, entrée en service au début du mois, coûte environ 6 millions d'euros à la Métropole, selon l'estimation de la collectivité.

Julien Picot, président de la commission des Finances de la Ville et de la Métropole, a insisté sur le caractère budgétaire du choix : « Cela correspond à 1 % du budget. Si une majorité ne sait pas moduler 1 % du budget pour financer une mesure, alors elle ne doit pas faire de politique. » Il a rappelé qu'Éric Ciotti « s'est glorifié d'économies substantielles, au protocole notamment » et « a fait le choix de réduire les recettes en diminuant la taxe foncière ».

Une piste de financement : le versement mobilité

Julien Picot a proposé une solution concrète pour financer la gratuité : « Aligner le taux du versement mobilité [payé par les entreprises de plus de 11 salariés], actuellement à 1,8 %, à celui de la région parisienne à 3,2 %. Cela rapporterait 60 millions d'euros par an à la collectivité et permettrait d'instaurer la gratuité tout en poursuivant les investissements et en favorisant l'embauche de personnel dans les transports publics - conducteurs et contrôleurs. »

Les étudiants présents devant la faculté ont soutenu la proposition. Apollonia, 21 ans, a jugé qu'« a minima, s'il n'est pas possible de l'octroyer à tous, au moins le faire sur critères sociaux car certains ont un budget très limité ». Margaux, 23 ans, et Célia, 25 ans, ont ajouté : « Ce serait bien aussi que la gratuité promise au personnel du CHU de Nice s'applique aussi aux étudiants en santé dont nous faisons partie… » La décision appartient désormais à la majorité métropolitaine, qui devra se prononcer sur cette demande de justice sociale pour les étudiants.

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