Cancer du sein : Anne se remet en selle grâce au sport depuis son salon
Cancer du sein : Anne se remet en selle depuis son salon

« Le sport m’a sauvée » : après le cancer, Anne se remet en selle dans son salon

Ancienne nageuse qui exerce dans l’événementiel sportif, Anne n’imaginait pas sa vie sans sport quand elle est diagnostiquée d’un cancer du sein en octobre 2023. Depuis son salon des Yvelines, elle suit aujourd’hui le programme « Remise en Selle » de l’association Casiopeea qui aide à se réapproprier son corps et à ne pas traverser la maladie seule.

Villepreux (Yvelines), le 15 mai 2026. Chaque lundi soir, Anne, ici sous le regard de son berger australien Aïko avec qui elle s'exerce au canicross, rejoint en visioconférence les autres participantes du programme « Remise en Selle ».

Comme chaque lundi soir, Anne installe son ordinateur devant son vélo d’appartement qui l’attend face à la baie vitrée du salon de son pavillon de Villepreux, dans les Yvelines. À l’écran, les visages d’autres femmes apparaissent un à un, depuis Nantes, Vannes, ou Paris. Certaines sont en chimiothérapie, d’autres en rémission, toutes reliées par un même rendez-vous : pédaler ensemble.

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« Quand on est en traitement, ce n’est pas la performance qui compte. C’est de maintenir une activité régulière et constante », raconte Anne, 41 ans. Un équilibre qu’elle connaît bien : ancienne nageuse, spécialiste du crawl, elle a participé aux championnats de France des Maîtres, à 25 ans. Après l’annonce de son cancer du sein, elle mesure ce que la maladie risquait de lui prendre : « J’avais peur de ne plus pouvoir faire de sport », confie-t-elle.

Le programme « Remise en Selle » de l’association Casiopeea propose des séances de cyclisme en visioconférence adaptées aux femmes touchées par le cancer du sein. L’objectif est de maintenir une activité physique régulière, de retrouver confiance en son corps et de créer du lien social. Pour Anne, ces séances sont plus qu’un simple entraînement : « Cela me permet de me sentir vivante, de ne pas être définie par la maladie. »

Anne alterne entre le vélo d’appartement et le canicross avec son chien Aïko, une activité qui lui permet de sortir et de rester active. « Le sport m’a sauvée », affirme-t-elle, convaincue que l’activité physique est un pilier de son rétablissement. Elle espère que son témoignage encouragera d’autres femmes à ne pas abandonner le sport malgré la maladie.

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