Les quatre villes du sud du bassin d'Arcachon devront verser un total de 1,65 million d'euros de pénalités pour leur retard en matière de construction de logements sociaux pour l'année 2025. Les factures, émises par l'État, varient considérablement d'une commune à l'autre. Gujan-Mestras est la plus lourdement sanctionnée avec 771 859 euros, suivie d'Arcachon (596 349 euros), La Teste-de-Buch (172 588 euros) et Le Teich (112 707 euros).
Gujan-Mestras : l'addition la plus salée
La ville de Gujan-Mestras doit payer 771 859,29 euros, dont 461 372,27 euros pour l'Établissement foncier public Nouvelle-Aquitaine (EFPNA) et 320 477,02 euros pour le Fonds national d'aide à la pierre (FNAP). La carence en logements sociaux est prononcée depuis le 20 novembre 2023. Au 1er janvier 2025, la ville comptait 1 292 logements sociaux, alors que le plan triennal en exigeait 1 529, soit un déficit de 237 logements. L'amende est en hausse par rapport à l'année précédente (722 932 euros). Le nouveau maire, Xavier Paris, élu en mars, assume politiquement ce coût, affirmant vouloir construire des logements sociaux au rythme local.
Arcachon : une facture multipliée par dix
Arcachon voit sa pénalité bondir à 596 349,24 euros, contre seulement 51 894 euros en 2025. Cette augmentation spectaculaire s'explique par le ralentissement des projets après une année 2024 marquée par plusieurs réalisations, notamment rue Méran. La ville compte 1 208 logements sociaux, mais il en manque 735 pour atteindre le seuil de 25 % imposé par la loi SRU.
La Teste-de-Buch : une amende en forte baisse
La Teste-de-Buch, qui avait payé 867 469 euros en 2025, ne devra plus que 172 588,29 euros cette année. La ville compte 2 299 logements sociaux, avec un déficit de 1 346 unités. Cette réduction s'explique par les nombreux chantiers engagés et la révision du plan local d'urbanisme. L'ancienne adjointe à l'environnement, Angélique Glory-Tilleul, attribue cette baisse à la politique d'urbanisation maîtrisée menée par l'ancien maire Patrick Davet.
Le Teich : une ville exemplaire mais pénalisée
Le Teich, longtemps considéré comme un modèle avec 20 % de logements sociaux, paie 112 707,05 euros, contre 55 411 euros en 2025. La maire socialiste Karine Desmoulin dénonce une situation injuste : « C'est scandaleux. Nous avons construit 80 logements sur les 90 prévus, mais 15 ont été bloqués pour un problème technique. De plus, les logements achetés par les locataires ne sont plus comptabilisés, ce qui augmente nos besoins. » Elle critique l'État qui, selon elle, ne soutient pas suffisamment les communes.



