Prison de Bordeaux-Gradignan : Troisième agression en deux semaines, les syndicats alertent
Troisième agression en prison, les syndicats tirent la sonnette d'alarme

Prison de Bordeaux-Gradignan : Troisième agression en deux semaines, les syndicats alertent

Un détenu en crise a jeté de l'eau bouillante sur un gardien lors de la distribution du repas, le 26 février dernier. Cet incident marque la troisième agression de ce type en seulement deux semaines au sein de l'établissement pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. Les syndicats Ufap-Unsa et FO Justice tirent la sonnette d'alarme sur la gestion des détenus souffrant de troubles psychiques, dénonçant une situation qui met en danger le personnel.

Une agression violente et répétée

Lors de cette dernière agression, le surveillant pénitentiaire a été touché au niveau du visage et du bras. L'alerte a été rapidement donnée et l'agent a été pris en charge par les secours. Le détenu, décrit comme très énervé, a finalement été maîtrisé et placé au quartier disciplinaire. Cet événement s'inscrit dans une série inquiétante : il s'agit de la troisième attaque similaire en deux semaines dans cette prison, soulignant une problématique récurrente.

Les syndicats dénoncent une gestion inadaptée

L'Ufap-Unsa et FO Justice, les deux principaux syndicats d'agents pénitentiaires de l'établissement, ont chacun réagi vigoureusement. Pour l'Ufap-Unsa, ces faits démontrent clairement que la présence d'un gradé ne suffit pas à répondre à ce type de population pénale. Le syndicat estime qu'il est urgent de revoir les protocoles mis en place et nécessaire que ces profils spécifiques soient regroupés sur une zone adaptée avec les moyens appropriés.

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FO Justice, dans un communiqué au titre choc Agression à l'asile, souligne qu'il s'agit de la deuxième agression de personnels du bâtiment A par des cas psy. Le syndicat fustige : En temps normal, ce type de personnage n'a déjà rien à faire sur notre établissement. L'administration a dans son arsenal des structures adaptées comme les UDV (unités pour détenus violents), UHSA (unités hospitalières spécialement aménagées) ou UMD (unités pour malades difficiles) pour gérer ces cas. Les maintenir en détention classique, c'est mettre en danger les personnels.

Un appel à l'action immédiate

Ces agressions répétées mettent en lumière les défis de la gestion des détenus avec des troubles psychiques dans le système pénitentiaire français. Les syndicats insistent sur la nécessité d'une révision urgente des pratiques et d'une meilleure allocation des ressources pour assurer la sécurité des agents et un traitement adapté aux détenus. La situation à Bordeaux-Gradignan sert de signal d'alarme pour une problématique plus large, appelant à des mesures concrètes pour prévenir de futurs incidents.

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