Trois jeunes jugés à Nîmes pour avoir visé une voiture de parlementaire avec une arme factice
Trois jeunes hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont été jugés ce vendredi 13 février devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Ils sont poursuivis pour des faits de violences avec arme survenus le 1er septembre 2025 à Bellegarde. L'affaire a pris une tournure particulière car la voiture ciblée transportait un parlementaire accompagné de deux collaborateurs.
Une arme qui s'est avérée factice
Lors de l'audience, les prévenus ont expliqué que l'arme utilisée était en réalité un pistolet à billes factice. "Ce sont des pistolets à billes que mon petit frère avait gagnés lors d'une fête foraine", a précisé l'un des jeunes. Deux de ces armes factices ont été retrouvées dans le coffre de leur véhicule.
Les trois accusés ont fermement nié avoir eu connaissance de l'identité des occupants de la voiture visée. "Je voulais tirer sur mon ami pour rigoler et la voiture a dû passer à ce moment-là", a affirmé l'un d'eux, tandis qu'un autre contestait même avoir détenu l'arme.
La version des faits contestée par le parquet
La procureure a exprimé des doutes sur cette explication. "Les collaborateurs précisent bien que le détenteur de l'arme a suivi le mouvement de la voiture. Ce n'était pas juste un jeu contrairement à ce qu'ils disent et on peut imaginer la peur que les victimes ont eue", a-t-elle souligné.
Elle a requis une peine de 90 jours d'amende d'un montant de 5 euros pour le transport des armes et six mois de sursis simple pour les deux autres prévenus.
Le verdict du tribunal
Après délibéré, le tribunal a suivi partiellement les réquisitions :
- Le transporteur d'armes a été condamné à hauteur des réquisitions
- Celui qui a reconnu avoir tenu le pistolet a écopé de trois mois de prison avec sursis
- Le troisième prévenu a été relaxé
À la demande des trois jeunes, venus sans avocat, ces peines ne seront pas inscrites sur le bulletin n°2 du casier judiciaire. L'incident, qualifié d'"inquiétant" par les victimes, avait immédiatement conduit les passagers de la voiture à alerter les gendarmes.



