Trèbes : peines alourdies en appel pour deux proches du terroriste
Trèbes : peines alourdies en appel pour deux proches

La cour d'assises de Paris a condamné en appel, mercredi 7 octobre 2026, deux accusés liés aux attentats de Trèbes (Aude) et de Carcassonne à des peines de 10 et 12 ans de détention. Ces attentats, commis en 2018, avaient fait quatre morts, dont le gendarme Arnaud Beltrame.

Des peines nettement supérieures à la première instance

Marine Pequignot, la petite amie de l'assaillant Radouane Lakdim, a été condamnée à 10 ans de détention. Samir Manaa, meilleur ami du terroriste, a écopé de 12 ans. Ces peines sont bien plus lourdes que celles prononcées en première instance : Marine Pequignot avait été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, tandis que Samir Manaa avait reçu une peine de trois ans d'emprisonnement.

L'avocat général avait requis, mardi 6 octobre, des peines de 16 à 20 ans de réclusion criminelle respectivement contre Marine Pequignot et Samir Manaa. Les peines prononcées en appel restent donc en dessous de ces réquisitions, mais représentent un alourdissement significatif par rapport au premier jugement.

Le rôle de Samir Manaa dans la préparation des attentats

Selon les magistrats antiterroristes, Samir Manaa aurait conduit Radouane Lakdim dans une armurerie deux semaines avant les faits. C'est là que le terroriste aurait acheté le couteau utilisé pour égorger le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. Cette implication dans la préparation matérielle de l'attaque a vraisemblablement pesé dans la décision de la cour d'assises.

Les attentats de Trèbes et de Carcassonne, survenus en mars 2018, avaient profondément marqué l'opinion publique. Le sacrifice du gendarme Arnaud Beltrame, qui s'était proposé comme otage à la place d'une civile, avait suscité une vive émotion dans tout le pays. Les quatre victimes de ces attaques ont été honorées lors de nombreuses cérémonies commémoratives.

Une décision qui clôt un long parcours judiciaire

Cet arrêt de la cour d'assises de Paris met un terme à un long processus judiciaire entamé après les attentats de 2018. Les deux condamnés, dont les peines ont été alourdies en appel, devront désormais purger leur peine de détention. La décision de la cour confirme la responsabilité pénale des deux proches de l'assaillant dans cette affaire qui a marqué l'histoire judiciaire française.

Les proches des victimes et les associations de soutien aux victimes du terrorisme ont salué cette décision, qui reconnaît l'implication de ces deux personnes dans la préparation des attentats. La peine prononcée en appel reflète la gravité des faits et le rôle joué par chacun des condamnés dans cette tragédie.