Plainte après des propos jugés diffamatoires
Le maire de Stains, Azzédine Taïbi, a annoncé ce mercredi son intention de porter plainte contre le journaliste Jules Torres et la chaîne CNews. En cause : des propos tenus en direct lundi, au lendemain d'incidents lors du carnaval créole de la commune, où le journaliste a qualifié Stains de ville « gangrenée par des mosquées radicales », « le narcotrafic » et « l'islamisme ».
Des échauffourées en marge du carnaval
Dimanche, la septième édition du carnaval créole de Stains a été perturbée par des échauffourées en marge du cortège, nécessitant l'intervention de la police. Sur CNews, ces incidents ont été présentés comme une « rixe », alimentant un discours jugé xénophobe par l'élu.
Des accusations graves en direct
Lundi, sur le plateau de CNews, Jules Torres, journaliste du JDD, a affirmé que Stains est « un laboratoire pour la France insoumise » depuis l'élection d'Azzédine Taïbi en 2014. Il a notamment évoqué la présence de femmes voilées dans la liste municipale pour justifier ses propos. « C'est monsieur Taïbi qui a laissé gangrener un certain nombre de mosquées radicales, qui a laissé le narcotrafic gangrener la ville de Stains et l'islamisme », a-t-il déclaré.
Le maire dénonce une stigmatisation
Dans un communiqué, Azzédine Taïbi a qualifié ces propos de « scandaleux » et de « diffamation ». Il estime qu'ils stigmatisent les habitants de Stains et l'équipe municipale. « Dire de Stains qu'elle est gangrenée par des mosquées radicales, le narcotrafic et l'islamisme relève de la diffamation et d'une stigmatisation insupportable », a-t-il écrit.
Une plainte pour « banalisation des discours de haine »
Le maire annonce saisir la justice pour « la violence et le caractère diffamatoire de ces accusations ». Il affirme que sa ville « ne laissera jamais banaliser les discours de haine, les caricatures racistes et les attaques fondées sur la peur et la division ». Cette plainte intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour de l'image de la commune, déjà marquée par des polémiques antérieures.



