Salah Abdeslam : la justice impose un assouplissement des conditions de parloir
Salah Abdeslam : assouplissement des parloirs imposé

Salah Abdeslam : la justice administrative impose un assouplissement des conditions de parloir

Depuis novembre dernier, les visites accordées à Salah Abdeslam, détenu à l'isolement dans la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, se déroulent dans un parloir équipé d'un hygiaphone. Cette vitre spéciale empêche tout contact direct avec ses proches, une mesure mise en place après sa mise en garde à vue. Cette décision fait suite à la découverte d'une clé USB remise par son ex-compagne, Maëva B., lors d'une visite précédente au parloir.

Une affaire liée à la propagande terroriste

Selon les informations du Parquet national antiterroriste (Pnat), la clé USB en question contenait des documents en lien avec la propagande officielle d'organisations terroristes, notamment État islamique et Al-Qaïda. Le Pnat a requis la mise en examen ultérieure de Salah Abdeslam dans cette affaire, bien que cette procédure n'ait pas encore été ordonnée par la justice. En revanche, Maëva B. a été mise en examen et incarcérée. Elle est également soupçonnée d'être impliquée dans un projet d'attentat déjoué, sans lien direct avec son ex-compagnon.

Une injonction de la justice administrative

Lundi, le tribunal administratif de Lille a pris une décision significative en enjoignant l'État d'assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam. Cette injonction est assortie d'une astreinte financière de 100 euros par jour en cas de non-respect. Les avocats de l'intéressé, qui purge actuellement une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris, avaient saisi le juge des référés. Cette démarche faisait suite au refus de l'administration pénitentiaire d'appliquer une ordonnance datée du 1er avril.

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Une portée symbolique selon la défense

Les avocats de Salah Abdeslam ont réagi à cette nouvelle décision en la qualifiant de logique. Ils estiment qu'elle sanctionne la violation d'une décision de justice par le garde des Sceaux lui-même, un fait qui devrait, selon eux, inquiéter tout citoyen. Cette ordonnance intervient dans un contexte particulier, marqué par l'arrestation puis la libération sans poursuites, la semaine dernière, de la mère et de la sœur d'Abdeslam avant un parloir prévu.

Les avocats soulignent que la portée de cette décision est avant tout symbolique. Ils expliquent que les gardes à vue de la semaine passée avaient pour seul objectif de justifier une nouvelle procédure de mise en place de la séparation avec hygiaphone. Ainsi, cette mesure de sécurité renforcée semble être au cœur des tensions entre la défense et les autorités pénitentiaires, dans un dossier déjà complexe et médiatisé.

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