Procès Tariq Ramadan reporté après son absence pour raisons médicales
L'audience du procès de Tariq Ramadan reprendra mercredi à 14 heures, après un report initial dû à l'absence de l'accusé. La cour criminelle départementale de Paris n'a pas siégé mardi, le temps de réaliser une expertise médicale sur l'islamologue de 63 ans.
Une expertise médicale ordonnée par la présidente de la cour
La présidente de la cour a ordonné une expertise médicale sur pièces, suite au non-présentation de Tariq Ramadan à l'ouverture de son procès ce lundi. Selon ses avocats, l'accusé était hospitalisé à Genève, en Suisse, alors qu'il rendait visite à sa mère âgée de 93 ans.
Cette expertise, confiée à deux neurologues, permettra à la cour de décider d'un éventuel renvoi du procès à une date ultérieure. Tariq Ramadan, qui souffre de sclérose en plaques, était placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la France sans en informer la justice.
Les accusations et le contexte judiciaire
Tariq Ramadan devait être jugé pour des viols sur trois femmes commis en France entre 2009 et 2016, des faits qu'il conteste fermement. Il encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle si reconnu coupable.
Par ailleurs, l'islamologue a déjà été condamné par la justice helvétique pour un viol sur une autre femme, ajoutant une dimension internationale à ce dossier judiciaire complexe.
La situation médicale de l'accusé et son hospitalisation en Suisse, malgré les restrictions de son contrôle judiciaire, soulèvent des questions sur la gestion de cette affaire. Les avocats de Tariq Ramadan insistent sur la gravité de son état de santé, tandis que la cour attend les résultats de l'expertise pour statuer sur la suite des procédures.
Le procès, très médiatisé, attire l'attention sur les enjeux de justice, de santé et de droits des victimes. Les prochaines décisions de la cour criminelle départementale de Paris seront cruciales pour déterminer le calendrier judiciaire et l'issue de cette affaire sensible.



