Un procès aux assises pour une agression d'une extrême violence
Un homme de 32 ans comparaît depuis ce lundi devant la cour d'assises du Finistère, à Quimper, pour tentative de meurtre sur son ancienne compagne. Les faits remontent au 18 juin 2023, lorsqu'il est entré par effraction dans le pavillon de son ex à Brest et lui a porté neuf coups de couteau, sous les yeux de leur fils âgé de seulement 3 ans.
Une survie miraculeuse après une attaque brutale
La jeune femme, alors âgée de 21 ans, a réussi à s'enfuir et à se réfugier chez ses voisins, qui lui ont porté secours. Grièvement blessée, elle a été placée en coma artificiel et a passé plusieurs jours entre la vie et la mort, survivant miraculeusement à cette agression d'une rare violence.
L'accusé, de nationalité marocaine, était sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) au moment des faits. Incarcéré depuis juin 2023, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Une relation marquée par la violence et le harcèlement
La relation entre les deux conjoints, entamée en 2018, s'est dégradée après la naissance de leur fils en 2020. L'homme s'est alors montré violent, menaçant régulièrement sa compagne et lui interdisant de voir ses amies.
Après leur séparation, le trentenaire a continué à harceler son ancienne compagne de manière obsessionnelle. Il lui a notamment placé un couteau sous la gorge et lui a envoyé des messages glaçants, tels que « ça va mal finir », « tu es à moi », « je vais me venger » ou encore « je vais t'envoyer au cimetière ».
Des plaintes répétées sans protection suffisante
Depuis mars 2022, la victime avait déposé pas moins de quatre plaintes pour violences, dégradations et menaces, sans que cela ne mette fin aux agissements de son ancien compagnon. Malgré son incarcération, l'accusé a de nouveau tenté de joindre son ancienne compagne et ses proches depuis sa cellule de prison.
Un procès sous tension à Quimper
Au premier jour du procès, l'accusé a nié avoir voulu tuer son ancienne conjointe. « Je n'avais pas l'intention de tuer quelqu'un. C'était la femme de ma vie […] J'étais amoureux », a-t-il déclaré à la barre, suscitant l'émotion dans la salle d'audience.
Le verdict de ce procès particulièrement suivi est attendu ce mercredi, mettant un terme à une procédure judiciaire qui soulève des questions cruciales sur la protection des victimes de violences conjugales.