Trois animateurs du périscolaire présentés à un juge
Deux hommes et une femme âgés de 30 à 51 ans seront présentés ce vendredi 22 mai à un juge d'instruction, suspectés de gestes à caractère sexuel sur une vingtaine d'enfants dans trois écoles parisiennes. Ils avaient été interpellés mercredi 20 mai lors de l'ouverture de l'enquête par le parquet de Paris.
16 gardes à vue, 13 levées
Au total, 16 personnes ont été placées en garde à vue. Treize d'entre elles ont été libérées, faute de charges suffisantes à ce stade, selon le parquet. Les trois maintenues en garde à vue se voient reprocher des gestes à caractère sexuel.
Ouverture d'une information judiciaire
Le parquet de Paris va ouvrir une information judiciaire dont le périmètre sera précisé vendredi, portant sur des faits commis au préjudice d'une vingtaine d'enfants. Au cours de la procédure, 44 enfants ont été entendus par la Brigade de protection des mineurs. Les parents de tous les enfants se sont vu proposer une audition par un psychologue expert et un examen médico-légal, en fonction de leur avis.
130 enquêtes au total
Depuis mercredi, une centaine d'enquêtes concernent les écoles maternelles, une vingtaine les écoles primaires et une dizaine les crèches. Une vingtaine d'enquêtes ont été classées ou transmises pour appréciation.
Réactions
Barka Zerouali, porte-parole du collectif #MetooEcole, a salué des investigations avançant à la hauteur de la gravité des faits, rappelant que certaines familles se sentaient ignorées depuis des mois. Me Julien Roelens, avocat de parents d'un élève de l'école Saint-Dominique, épicentre du scandale, a exprimé un grand soulagement. Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a également salué l'avancée de l'affaire, lui qui a engagé un plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire.



