Une Suédoise porte plainte à Paris après avoir reconnu son agresseur sur des photos Epstein
Plainte à Paris après reconnaissance d'agresseur sur photos Epstein

Une Suédoise dépose plainte à Paris après avoir identifié son agresseur sur des photos Epstein

Une Suédoise âgée de 56 ans a officiellement porté plainte mardi 10 février à Paris, affirmant avoir reconnu, sur une photographie présente dans les fichiers liés à l'affaire Epstein, un homme qu'elle accuse de viol commis dans les années 1990. Cette information a été confirmée par l'Agence France-Presse (AFP) via une source proche du dossier, corroborant un rapport initial du Point.

Les accusations détaillées contre Daniel S.

Ebba Karlsson reproche à Daniel S., rencontré en Suède, de l'avoir attirée à Monaco puis en France en lui promettant une carrière de mannequin, selon la plainte dont l'AFP a pris connaissance et qui a été déposée auprès du parquet de Paris. Elle l'accuse de l'avoir violée dans le local piscine d'une maison à Cannes, avant de la conduire auprès de Gérald Marie, l'un des anciens directeurs de l'agence de mannequins Elite.

Ebba Karlsson avait déjà porté plainte pour viol en 2020 contre Gérald Marie, mais cette procédure a été classée en raison de la prescription. Cependant, elle n'avait pas initialement porté plainte contre Daniel S., car elle ignorait son identité à l'époque.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La reconnaissance tardive via les fichiers Epstein

Trente-six ans après les faits, elle affirme avoir reconnu Daniel S. sur des photos publiées par le ministère de la justice américain dans le cadre de l'affaire Epstein. Son petit ami de l'époque, qui avait également rencontré Daniel S., confirme cette identification. Le nom de Daniel S. apparaît dans de nombreux échanges avec Jeffrey Epstein publiés par le ministère de la justice, documents consultés par l'AFP.

Les objectifs de la plainte et les réactions

« Madame Karlsson souhaite que le parquet de Paris se saisisse de [sa] plainte afin de permettre une enquête sur des faits de viol et de traite des êtres humains, destinée à analyser le mode opératoire de Daniel S., à déterminer si ces agissements sont répétés, à mettre en lumière un fonctionnement et, le cas échéant, à identifier d'éventuelles victimes de faits non prescrits », a déclaré son avocate, Anne-Claire Lejeune, contactée par l'AFP. Le mis en cause, Daniel S., n'a pas pu être joint dans l'immédiat pour commenter ces accusations, selon l'AFP.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale