Dominique Pelicot rejoint la maison centrale d'Ensisheim après sa condamnation
Condamné à vingt ans de réclusion criminelle dans l'affaire des viols de Mazan, Dominique Pelicot a été transféré à la maison centrale d'Ensisheim, située près de Mulhouse dans le Haut-Rhin. Ce déplacement, confirmé par son avocate Béatrice Zavarro à l'AFP, place l'ancien époux de Gisèle Pelicot dans un établissement pénitentiaire réputé pour accueillir des détenus condamnés à de très longues peines.
Un transfèrement effectué sous haute surveillance
Âgé de soixante-treize ans, Dominique Pelicot a quitté un lieu de détention dans le sud de la France pour arriver à Ensisheim mardi vers 17h30, selon des sources syndicales. Son installation dans cette prison de haute sécurité marque une nouvelle étape dans l'exécution de sa peine, prononcée en décembre 2024 pour des faits particulièrement graves.
Le tribunal avait retenu contre lui des accusations de viols aggravés et d'administration de substances pour commettre ces crimes. Entre 2011 et 2020, dans leur maison de Mazan dans le Vaucluse, Dominique Pelicot droguait régulièrement son épouse Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d'inconnus.
Ensisheim : une prison pour les longues peines
La maison centrale d'Ensisheim est tristement célèbre pour héberger des détenus condamnés à des peines extrêmement lourdes. Les prisonniers y sont placés en cellules individuelles dans un environnement de sécurité maximale. Parmi les résidents actuels figurent des noms qui ont marqué l'actualité judiciaire française :
- Guy Georges, le « tueur de l'Est parisien »
- Nordahl Lelandais, condamné pour plusieurs meurtres
- Jonathann Daval, reconnu coupable du meurtre de son épouse
Par le passé, l'établissement a également accueilli des criminels notoires tels que Francis Heaulme, Michel Fourniret et Pierre Bodein, renforçant sa réputation de destination pour les auteurs des pires crimes.
Une affaire judiciaire aux multiples ramifications
Le procès de Dominique Pelicot avait révélé un système de viols organisés sur plusieurs années, avec la complicité présumée de plusieurs personnes. La condamnation à vingt ans de réclusion criminelle reflète la gravité des faits et l'impact profond sur la victime, Gisèle Pelicot, qui a témoigné longuement durant les audiences.
Le transfèrement à Ensisheim s'inscrit dans la politique carcérale française qui vise à regrouper les détenus les plus dangereux dans des établissements spécialisés. Cette décision administrative intervient alors que Dominique Pelicot entame l'exécution effective de sa peine dans un environnement conçu pour la sécurité et l'isolement.
L'affaire des viols de Mazan continue de susciter l'attention médiatique et judiciaire, avec des questions persistantes sur les mécanismes qui ont permis à ces crimes de se perpétuer pendant près d'une décennie sans intervention des autorités.



