La justice confirme la peine de prison ferme pour l'ex-chef des Zouaves Paris
Peine confirmée pour l'ex-chef des Zouaves Paris

La justice confirme la peine de prison ferme pour l'ancien leader des Zouaves Paris

La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation de Marc de Cacqueray-Valmenier, ancien dirigeant du groupuscule d'ultradroite dissous les « Zouaves Paris », à 18 mois de prison dont neuf mois ferme aménageables en détention à domicile sous bracelet électronique. Cette peine concerne son implication dans l'agression de militants de SOS Racisme lors d'un meeting d'Éric Zemmour en décembre 2021.

Les détails de la condamnation

Dans son jugement, la cour d'appel a précisé que Marc de Cacqueray-Valmenier, 27 ans, se voit interdire tout contact avec les victimes ainsi qu'avec les co-auteurs de l'agression pendant une période de cinq ans. Il est également condamné à une interdiction de détenir une arme pendant cette même durée. Cette décision fait suite à un premier jugement rendu en décembre 2024 par le tribunal correctionnel de Bobigny, qui avait infligé la même peine.

Retour sur les faits de Villepinte

Le 5 décembre 2021, lors du premier meeting de campagne d'Éric Zemmour à Villepinte en Seine-Saint-Denis, douze militants de SOS Racisme avaient manifesté pacifiquement en exhibant sur leurs tee-shirts les lettres formant la phrase « non au racisme ». Ils avaient alors été violemment agressés à coups de poing, de pied et avec du mobilier jeté sur eux. Le tribunal avait souligné que les Zouaves Paris avaient agi comme « un service d'ordre officieux » de cette réunion publique organisée pour promouvoir le président du parti Reconquête, alors candidat d'extrême droite à l'élection présidentielle de 2022.

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Les éléments de preuve

La décision judiciaire s'est appuyée sur plusieurs éléments clés, notamment l'« identification initiale par les services de renseignement » de Marc de Cacqueray-Valmenier parmi les agresseurs, ainsi que sur sa « reconnaissance formelle » par plusieurs victimes. Pendant le procès, l'intéressé avait nié toute participation aux violences et contesté avoir dirigé le groupuscule ultranationaliste, affirmant ne l'avoir « fréquenté que de manière anecdotique » en 2020.

Dissolution des Zouaves Paris

Peu après les événements de Villepinte, le gouvernement avait annoncé en janvier 2022 la dissolution des « Zouaves Paris ». Ce groupe informel, apparu en 2017, était accusé d'être à l'origine de nombreux « agissements violents » et de diffuser « régulièrement des images reprenant les symboles de l'idéologie nazie ».

Antécédents judiciaires

Marc de Cacqueray-Valmenier n'en est pas à sa première condamnation. En janvier 2022, il avait déjà été condamné à Paris à un an de prison ferme aménagée en détention à domicile sous bracelet électronique pour violence en réunion sans incapacité, lors d'une expédition dans un bar de la mouvance antifasciste. En 2023, la Cour de cassation a confirmé sa condamnation à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour violences aggravées contre un jeune homme de la mouvance antifasciste en 2017.

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