Un Palois condamné à 500 euros d'amende pour outrage lors de la mobilisation Bloquons tout
Pau : 500 euros d'amende pour outrage lors de Bloquons tout

Un Palois écope de 500 euros d'amende pour outrage envers les forces de l'ordre

Un habitant de Pau, âgé de 48 ans, a été condamné, ce mardi 3 mars 2026, à une amende de 500 euros pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique. Les faits remontent au matin du 10 septembre 2025, lors de la mobilisation nationale du mouvement Bloquons tout dans la cité royale.

Une journée tendue dans le parking du Zénith de Pau

La scène s'est déroulée dans le parking du Zénith de Pau, où une centaine de personnes s'étaient rassemblées dès 5 heures du matin pour préparer les actions de la journée. Les contrôles d'identité effectués par les forces de l'ordre ont rapidement dégénéré, conduisant à quatre interpellations sur les vingt-deux enregistrées au cours de cette journée particulièrement agitée.

Si l'un des interpellés, auteur d'un refus d'obtempérer aggravé, a été condamné dès le lendemain à dix mois de prison avec sursis (le parquet ayant fait appel), les trois autres hommes comparaissaient ce mardi 3 mars 2026 devant le tribunal de Pau. Une cinquantaine de manifestants, répondant à l'appel de la CGT, s'étaient déplacés pour leur apporter leur soutien.

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Des procédures judiciaires aux développements variés

Parmi les prévenus, un père et son fils, poursuivis pour violences sur des policiers, ont demandé à pouvoir verser au dossier la vidéo de huit minutes enregistrée par la caméra-piéton d'un agent. La juge a accédé à la requête de leur avocate et a ordonné un renvoi de l'affaire au 15 septembre 2026, permettant ainsi un examen plus approfondi des preuves.

Le quatrième homme, un Palois de 48 ans se présentant sans avocat, était jugé spécifiquement pour outrage. D'une voix chevrotante, il n'a pas contesté avoir prononcé les termes qui lui étaient reprochés : « Connards ! » et « Pétain, reviens, t'as oublié tes chiens », répétés à quatre reprises. Il a toutefois expliqué les avoir criés « dans la confusion, en réaction d'émotion face à une violence illégitime », affirmant ne pas avoir ciblé de policiers en particulier et s'être tenu « à une vingtaine de mètres » de l'échauffourée.

Le réquisitoire du procureur et la décision de la juge

Le procureur de la République, Rodolphe Jarry, a avancé que « personne n'est payé pour se faire insulter » et a souligné que « si chacun s'était tenu et avait accepté le contrôle, rien de tout ceci ne serait arrivé ». Estimant le délit parfaitement constitué, il a requis cent jours-amende à cinq euros, sans inscription au casier judiciaire. La juge a suivi ces réquisitions, condamnant le prévenu à une amende de 500 euros.

Cet épisode judiciaire illustre les tensions persistantes entre manifestants et forces de l'ordre lors des mobilisations sociales, rappelant l'importance du respect des procédures légales dans un contexte souvent émaillé d'incidents.

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