Une mythomane condamnée pour vols de luxe à Arcachon et Toulouse
Mythomane condamnée pour vols de luxe à Arcachon et Toulouse

Une mythomane condamnée pour des vols de luxe à Arcachon et Toulouse

Ce vendredi 13 février, une femme de 41 ans a été jugée en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Bordeaux pour une série de vols commis dans des boutiques de vêtements de luxe à Arcachon et Toulouse. Multirécidiviste avec près de 20 condamnations à son actif, elle a dérobé plus de 4 000 euros de marchandises en se faisant passer pour une riche cliente.

Un mode opératoire bien rodé

Le 7 janvier dernier, la prévenue, agent de propreté avec un salaire de 2 300 euros net, s'est présentée dans la boutique Maje d'Arcachon en prétendant être une Dubaïote fortunée. Elle a convaincu la vendeuse, seule dans le magasin, de sortir 30 000 euros de marchandise et de privatiser les lieux pour son shopping. Profitant d'un moment d'inattention, elle a dissimulé des vêtements avant de prétexter un problème de carte bancaire pour partir sans payer, emportant avec elle 2 235 euros d'objets de luxe.

Six jours plus tard, le même scénario s'est reproduit dans une boutique de la même enseigne à Toulouse, où elle a volé pour 2 120 euros de marchandises. Les enquêteurs ont identifié la suspecte en comparant les images de vidéosurveillance avec leurs fichiers, révélant le profil d'une quadragénaire multirécidiviste.

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Une perquisition révélatrice

Lors d'une perquisition à son domicile bordelais le mercredi 11 février, la police a découvert deux peignoirs vraisemblablement volés au Grand Hôtel, d'une valeur de 150 euros chacun. Ces éléments ont renforcé l'accusation portée contre elle.

Un défi pour la justice

Devant le tribunal, la prévenue, en pleurs, a déclaré : « Je suis malade. Ça me rend malade. Je suis suivie psychologiquement mais ça a été arrêté. Si je pars en prison, je vais devenir folle. Je regrette ce que j'ai fait. » Cependant, la procureure Margaux Jovin a contesté cette défense, affirmant : « Si elle est cleptomane, c'est sélectif, car elle ne vole que des choses qui coûtent cher et qui brillent. À mon sens, madame a des envies au-dessus de ses moyens. Elle a envie de vivre la vie de luxe, alors elle vole des objets de luxe. Son mode opératoire est particulièrement bien rodé et ne montre pas une pulsion irrépressible de vol. Elle ne souffre d'aucune maladie et est particulièrement intelligente, voire manipulatrice. »

Le président d'audience, Jean-Luc Ybres, a exprimé son désarroi : « On ne sait plus quoi faire avec vous. Vous avez presque 20 condamnations et vous continuez ! Vous arrivez aux extrêmes limites de ce que l'institution judiciaire peut faire. Est-ce qu'il faut vous envoyer en prison ? »

La défense plaide pour une alternative à l'incarcération

L'avocate de la défense, Me Laura Marie, a reconnu que sa cliente était « une baratineuse, une femme immature » qui « ne vit pas la vie qu'elle aurait aimé avoir ». Elle a plaidé pour « un bracelet électronique et pas une incarcération sèche », arguant que la solution n'était pas l'emprisonnement mais la prise en compte de sa dangerosité réelle.

Malgré ces arguments, les trois juges ont condamné Audrey Efoloko à un an de prison ferme avec maintien en détention, estimant que son casier judiciaire, comportant 19 mentions en vingt-deux ans pour des délits comme la filouterie et l'abus de confiance, justifiait cette peine sévère.

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