Un licenciement controversé pour une bouteille d'eau à 20 centimes
La justice britannique a définitivement rejeté l'appel de Julian Oxborough, un caissier licencié par la chaîne de supermarchés Lidl en juillet 2024. Cet employé, qui travaillait pour l'enseigne depuis dix ans, avait été renvoyé pour avoir consommé une bouteille d'eau d'une valeur de 20 centimes sans l'avoir payée immédiatement, affirmant souffrir de déshydratation au moment des faits.
Les faits détaillés du dossier
L'affaire remonte à un incident survenu alors que Julian Oxborough était en poste à la caisse. Un client lui a présenté une bouteille d'eau sans code-barres, qu'il a échangée contre une autre portant un code-barres valide, gardant la première bouteille près de sa station de travail. Plus tard dans sa journée, se sentant déshydraté et estimant sa boisson personnelle trop sucrée, il a bu le contenu de cette bouteille.
Le lendemain, un responsable a découvert la bouteille vide et, après consultation des enregistrements de vidéosurveillance, a constaté que l'employé l'avait bue. Julian Oxborough a été convoqué, suspendu, puis licencié à l'issue d'une enquête interne. Lors de son audition, il a déclaré : "Je crois que j'ai oublié ou que je ne me souviens pas l'avoir encaissée", niant toute intention malhonnête.
La réponse de Lidl et le rejet de l'appel
Pour Karina Moon, responsable de secteur chez Lidl, l'employé aurait dû boire de l'eau du robinet et ses explications étaient jugées contradictoires. Le tribunal du travail de Southampton a rejeté l'appel du salarié, une décision confirmée ce samedi 14 février 2026. Lidl a réagi en affirmant : "Nous ne prenons jamais à la légère la décision de licencier un collaborateur de longue date, et le tribunal a confirmé que nos actions étaient justes et conformes à la procédure établie".
Julian Oxborough, quant à lui, estime que ce licenciement est totalement disproportionné, soulignant son ancienneté et l'absence de fraude intentionnelle. Cette affaire met en lumière les tensions entre les politiques strictes des grandes enseignes et les circonstances atténuantes invoquées par les salariés.



